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Venus blues

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Fondée il y a une dizaine d’années, cette formation californienne (NDR : basée à Sacramento, pour être plus précis) est drivée par le guitariste Ray "Catfish" Copeland (NDR : un membre fondateur de Little Charlie & the Nightcats !). Pour la circonstance, il est épaulé par Jim Monroe au piano, Stan Powell à l’harmonica et à la guitare, Phil Minas aux drums et Dale Lyberger à la basse. Le quintet est parfaitement soudé et se partage les parties vocales. Leur premier elpee, "Blues from another Delta", date de1998. Ce "Venus blues" est un hommage à Venus Montana, la regrettée compagne de Catfish. Il aligne onze de leurs compositions.
 
L'album s’ouvre par "Sail on down", une plage entraînante au cours de laquelle Stan Powell se réserve le premier solo. A l’harmonica. Catfish lui emboîte le pas rapidement à la guitare. Le piano de Jim Monroe épouse la section rythmique avant de rouler en solo sur un tempo boogie. "Crawdaddy crawdaddy" constitue sans doute la marque de fabrique de la formation. Le rythme est vigoureux. Le beat de Bo Diddley est imprimé par les percussions de Dale. "How long has that train been gone" est la seule plage qui ne soit pas issue de leur plume. Elle nous entraîne dans l’univers rythmé de la Nouvelle Orléans. A l'avant-plan, le piano de Monroe se révèle très excitant. Il y excelle à la main gauche. En fin de parcours, les deux guitaristes s’échangent des phrases bien inspirées. Le titre maître porte bien sûr la signature de Catfish. Une ballade vivifiante que Stan transporte d’émotion à l’aide de son harmonica. Powell a écrit "Stockbroker blues". Une compo bien dans l'esprit West coast. Chargée de swing, elle conjugue le piano et l'harmonica dans le rythme, autorisant de brillantes sorties de Ray aux cordes et de Stan sur l'instrument chromatique. Blues lent, paresseux, "Lonely lonely night" est merveilleusement chanté par Sreamin' Dave Wright. Invité, ce musicien local est le leader des Boll Weevils. Stan a également composé l'entraînant "Love or lust". Un de ces shuffles irrésistibles. On a l’impression d’avoir des fourmis dans les orteils. A cause de l'harmonica qui se déchaîne et du piano insatiable. "Bad side of the blues" aurait pu être un blues contemporain issu du Delta. Une démarche fort différente du contexte de l'album. "Party town" est une autre plage contaminée par un Bo Diddley beat. De très bonne facture, cet opus s’achève par "Huevos Boleros", un instrumental qui bénéficie du renfort d'un autre guitariste, le Californien (Iron)Mike Curtis.

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