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In the house

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« In the house » constitue le 5ème volume de série "Live at Lucerne". Le Down Home Super Trio réunit l'harmoniciste RJ Mischo, le guitariste Frank Goldwasser (NDR : célèbre pour son sobriquet 'Paris Slim') et l'infatigable batteur Richard Innes. Une œuvre immortalisée ‘live’ lors leur passage au festival de Lucerne, le 15 novembre 2003. Et pour une bonne tranche de downhome blues !
 
L’opus s’ouvre par le "If you dig me let me know" de Goldwasser. Une plage très enlevée réminiscente de Jimmy Reed. Même que RJ Mischo prend ici le rôle de Jimmy et Frank celui d'Eddie Taylor au chant. Le "Sister taught me guitar" d'Eddie Campbell est facilement reconnaissable à son intro. Le souffle de Mischo est puissant et inspiré. Du RJ des grands jours. Il chante cette plage avec une grande vivacité, l'harmo sur le coin des lèvres, prêt à bondir à tout instant. "Candle is burning low" est un blues lent, terrestre, très Chicago southside. Il nous transporte au coeur des fifties, dans la Cité des Vents. La voix de Goldwasser n'est pas parfaite. On imagine facilement celle (NDR : d'outre tombe) de Howlin' Wolf intervenir sur cette plage. Et c'est justement à ce dernier que RJ veut rendre justice en chantant le "Just can't stay" de Don Nix. Un exotisme discret envahit le trio pour attaquer le bref "Blues King Mambo", une compo signée Alfred Harris. Un moment de dépouillement très bien restitué. RJ est seul sur les rails pour attaquer son "Keep on running". Il l’exécute tout en souffle, talonné par ses seules percussions. Mischo se libère et s’autorise les célèbres effets de whooping, du mythique Sonny Terry. Une ombre se dessine à l'arrière scène. Celle d’Alex Schultz, une guitare à la main. Quel bonheur de revoir et de réentendre ce géant californien du jump blues. Un musicien jusqu'au bout des ongles, capable de jouer de tout avec le même bonheur. Il nous invite au "Grand Casino", un instrumental créé à la seconde. Un blues très lent inspiré par les lieux : le Casino de Lucerne. Schultz s’y montre impérial de finesse, de technique et de feeling. Le trio se lance alors dans le "Going down the line" d'Earl Hooker, un boogie speedé. Les musiciens sont chauffés à blanc. Le public est très réceptif et participe à la fête. Le chant de RJ est impeccable. Billy Flynn et Goldwasser attaquent leurs cordes avec une certaine dose de violence, avant de les faire exploser. Mischo est maître de la scène. Il émerveille par sa vivacité et son dynamisme tout au long de "They try to kill me". Il en perd sans doute la voix, car Goldwasser reprend les parties vocales pour les trois dernières plages. Un RJ sans voix mais toujours le souffle long sur "Just don't care'. Il fait pleurer son harmo ; une technique à laquelle il a souvent recours sur ses propres albums. Frank a pris le pouvoir pour interpréter son "Homesick blues" : un hommage à ses maîtres face aux percussions tribales d'Innes (NDR : ce drummer d’exception a été de tous les bons coups du blues, au cours des 25 dernières années : Hollywood Fats Band, Fabulous Thunderbirds, Lynwood Slim, Rod Piazza, William Clarke, Kid Ramos, Kim Wilson et bien d'autres). Pour clôturer le concert, Frank prend son bottleneck et rappelle sur scène Billy Flynn. Cet autre fin slider, réputé pour ses coups de slide à la Elmore James, rejoint ses compagnons dans le Southside de Chicago pour y chanter le "Bloody tears" de Willie Dixon. Le bonheur! J'avais déjà eu l’occasion d’assister à un set du Down Home Super Trio. Au Spring Blues Festival d'Ecaussinnes, en mai 2003. Mischo, Goldwasser mais aussi le guitariste Steve Freund s’étaient produits sans Richard Innes ; mais cette expérience valait déjà son pesant d’or. Et si vous appréciez ce style musical, je vous invite à découvrir les albums de RJ Mischo et de Frank Goldwasser, parus sur le label Crosscut.

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