Deuxième opus pour ce quatuor suédois responsable d’une musique ‘garage’ particulièrement excitante. Vous aimez Soundtrack Of Our Lives, les Hives ou encore International Noise Conspiracy, vous aimerez The Divisison Of Laura Lee. Maintenant, le style musical pratiqué par cette formation possède des références distinctes, qui oscillent du post punk à la noisy, en passant par le psychédélisme bien british. Les spectres de Jesus & Mary Chain, des Stooges, du Spacemen 3 et de Spiritualized Electric Mainline rôdent en permanence au sein d’un univers sonore partagé entre guitares malsaines, torrentueuses, basse crépusculaire, piano sinistre, orgue fluide, poussiéreux et drums métronomiques. Sans oublier les parties vocales assurées par Per Stalberg. Susceptible de vociférer à la manière d’un Alice Cooper lorsque le climat entre dans une phase agressive ou d’emprunter l’accent de Brooklyn lorsque la solution sonore prend une coloration yankee, il a la capacité d’emprunter un timbre limpide et tendre lorsque la circonstance est de rigueur. Et même si le sens mélodique s’avère particulièrement contagieux, le groove est tellement omniprésent tout au long de l’opus que de peu de temps est laissé à l’auditeur pour reprendre son souffle. Un disque sur lequel Nina Persson, la vocaliste des Cardigans, est venue donner de la voix sur « Dirty love », et qui comprend un morceau caché. Doté de propriétés lancinantes, il aurait pu figurer au répertoire des frères Reid…