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Scott est originaire de Tulsa dans l'Oklahoma. Au cours de sa jeunesse, il tombe sous le charme de la musique d'Eric Clapton et de Freddie King. Faut dire, qu’à cette époque, ces deux mythes s’étaient installés dans cette région ; c’est d’ailleurs là que Leon Russell avait établi ses quartiers. Il était d’ailleurs à la fois proprio des studios et du label Shelter Records. En 1981, Scott devient le guitariste rythmique du band de Clarence ‘Gatemouth’ Brown. Il se fixe alors à Los Angeles. Au cours des années 90, il fonde sa propre formation, en compagnie de laquelle il va enregistrer toute une série d’elpees :"Live at Joeys" en 1995, "Steamin'" en 2000, "Cold hard cash" (NDR : produit par Dennis Walker) en 2001 ainsi que "Bad case of the blues" en 2002. Michael Franck, le boss d'Earwig Records, convainc Ellison de signer chez lui en 2007. Franck est convaincu que cet artiste va apporter du sang neuf à son écurie. Quelque chose de différent du style proposé habituellement par son label, consacré pour l'essentiel à Chicago.

Ce nouvel opus réunit différentes sessions qui s’étalent sur une décennie. Certaines remontent d’ailleurs à 1997. Elles ont été immortalisées à Burbank, en Californie. Les autres ont été réalisées à Tulsa ; et la dernière date déjà de juillet 2007.

Blues rock à la texane, "Steamin" lorgne manifestement vers l’univers sonore de Stevie Ray Vaughan. Scott a une bonne voix. Tous les instruments sont bien en place. Les six cordes du leader se détachent de l’ensemble. Superbe ballade, "Big blue car" campe une mélodie rappelant curieusement le célèbre "The thrill has gone" de BB King. Enrichis d’orgue Hammond, de cuivres et de chœurs, les arrangements sont très soignés. Et n’ayons pas peur des mots, la production, assurée par Scott Ellison et son ami Terry Lupton, est sophistiquée. Une mise en forme illustrée parfaitement tout au long du blues rock puissant "Pride". La combinaison des instruments (NDR : guitares, slide ainsi que le piano que se réserve Larry Bell) est irréprochable. Blues imprimé sur un tempo modéré, "4th of July" est caractérisé par un riff puissant et volontairement dramatique. Une slide se détache de cet univers sonore complexe. Autre plage de bonne facture, "King of the blues" puise son inspiration chez les fameux Freddie et BB King. Gouailleuse, la guitare de Scott égrène de petits chapelets de notes face à l'orgue Hammond de Tom Canning. Une slide bien mélodique domine "Keys to my heart". Scott chante d'une voix puissante, au timbre légèrement rocailleux, le blues lent "I'm in trouble". Cette voix répond systématiquement aux cordes jouissives et largement amplifiées de sa guitare, pendant que l'orgue et les cuivres des Vine Street Horns tapissent le décor sonore. Cet orgue envahit même "Cadillac woman", un blues lancé au galop sur une très solide assise rythmique. Scott a le don de produire des sonorités qui accrochent instantanément l’oreille. Elles flirtent même souvent avec la planète rock. Parfois, ses compos me font penser à Eric Clapton. Mais en plus musclé. Autre ballade rock très accrocheuse, "Who will be the fool" en est une nouvelle démonstration. Concocté en 2007, "Why 'd ya lie to me" constitue un nouveau témoignage de son habileté à sculpter les sonorités des guitares ; et pour la circonstance, il est épaulé par Rocky Frisco aux ivoires. Instrumental, le morceau maître nous plonge dans le R&B des années 50. L’occasion pour Curt Limburger de faire hurler son saxophone. Et on retrouve toute la puissance vocale de Scott sur "Where you stand with me", un cocktail de blues, de rock et de R&B qui achève cet elpee fort intéressant. Ellison est un compositeur prolifique ; mais il serait quand même temps qu’on puisse se délecter d’enregistrements un peu plus récents…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Scott Ellison
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Earwig
  • Date: 2009-03-10
  • Rating: 3
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