Tandis que Jessee Keeler, son ancien partenaire de crime, a choisi la voie du beat electro tapageur, Sebastien Grainger reste fidèle à ses riffs destructeurs. Enfin presque. L’interprète du très regretté Death From Above 1979 propose un premier essai très attendu ; mais qui, malheureusement, vogue entre deux eaux. Parcourues de lourdeurs et de niaiseries à la limite du power-pop vieillot, des plages comme « I Hate My Friends », « Meet new Friends » ou « (Are There) Ways To Come Home ? » parviennent timidement à susciter l’envie de taper du pied... D’un autre côté, Grainger prouve qu’il est tout à fait capable de faire exploser les baffles d’un coup de corde bien placé. A l’instar des morceaux intitulés « American Names », « Love Can Be So Mean », « Niagara » et « Love Is Not A Contest », autant de petites bombes à retardement.
Inquiétant quand même : le Canadien n’est jamais aussi bon que lorsqu’il se laisse porter par les synthés et boîtes à rythmes de The Rhythm Method. « Renegade Silence », la plage clôturant l’elpee en est la plus belle démonstration. Grainger en cavalier seul ne parviendrait-il donc plus à susciter l’intérêt ?

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