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Madison Blues

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Sous-titré "Live & Studio recordings", cet opus est paru sur le même label que l’album de John Mayall" Rollin' with the blues". Le Mac est un groupe au passé prestigieux. Il a rencontré un énorme succès lors du blues boom anglais. Depuis sa conception en 1967 jusqu'en 1970 ; c'est-à-dire lors du départ désillusionné de son leader, Peter Green. La formation rencontrera cependant une deuxième vague de succès sans précédent, à partir de 1975 ; mais en pratiquant un AOR (adult oriented rock) américanisé.
 
Cet elpee a été immortalisé en février 1971, après de départ de Peter Green, mais avant la fuite mystique de Jeremy Spencer. A ce moment précis, le line up impliquait pour section rythmique John McVie et Mick Fleetwood, les guitaristes Jeremy Spencer et Danny Kirwan, ainsi qu’une nouvelle figure, Christine Perfect. C'est-à-dire l'épouse de McVie, transfuge du Chicken Shack.
 
Le premier disque s’ouvre par quatre plages issues d'une session du Christine Perfect Band. A l'époque, elle était d’ailleurs considérée comme la meilleure chanteuse de blues britannique. Pour la circonstance, elle est soutenue par deux guitaristes, Top Topham (NDR : le premier gratteur des Yardbirds), et l’ex Jellybread, Rick Hayward. De ces sessions, j’en retiendrai le très bluesy "Hey baby", au cours duquel Christine joue due piano à la manière d'Otis Spann, et le remuant "Tell me you need me". La nouvelle formation du Mac était entrée en studio pour enregistrer l'elpee "Kiln house". Cinq titres ont été sélectionnés de cette période, parmi lesquels le tonique "Crazy bout you baby", l'excellent "Down at the Corner" et le très West Coast "Tell me all the things you do", une compo balayée de guitares aventureuses. "Station man" configure les harmonies vocales conjuguées par Lindsay Buckingham et Stevie Nicks qui feront le succès du futur Mac. L’opus recèle quelques inédits ‘live’, dont quelques petites perles. Et en particulier, "One together" que chante Jeremy Spencer, une ballade très fifties réminiscente de Buddy Holly. "I can't stop loving you" ensuite, un fragment au cours duquel la slide commence enfin à gémir. "Lonely without you" également. Une bien jolie ballade que chante Christine devant cette slide dépouillée et geignarde.
 
Poursuivant ces sessions ‘live’, le second morceau de plastique se révèle beaucoup plus intéressant, parce qu’il se consacre davantage au blues. Spencer s’illustre à la slide avec beaucoup de bonheur. Tour à tour sur "Madison blues", le "Preaching blues" de Son House, un "Dust my broom" bien saignant, tout au long duquel le piano de Christine est bien planté dans le décor, et "Don't go please stay" ; sans oublier les parodies de rock'n'roll "Jailhouse rock", "Teenage darlin" et "Honey hush". Danny Kirwan tire également son épingle du jeu, mais dans un style beaucoup plus proche du Grateful Dead que du blues. Il en fait la plus belle démonstration tout au long de "The purple dancer". Il se révèle également tout bon guitariste sur "Get like it used to be" et une nouvelle version de "Station man". Cet album ne suscite pas le délire. Il constitue simplement un testament d’une époque mal connue du groupe. Une histoire qui aurait pu prendre une autre tournure, si Jeremy Spencer n’avait pas quitté le navire pour rejoindre la secte des Children of God. A partir de ce moment toute la pression allait reposer sur les épaules de Dany Kirwan. Il restera au sein du groupe jusqu'en août 1972. C'est-à-dire jusqu’à l’arrivée de Bob Welsh. Le groupe allait alors s'établir à Los Angeles en 1974, pour y trouver la recette du succès universel.
 
Ce coffret recèle également un DVD consacré à une longue interview accordée par Jeremy Spencer.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Fleetwood Mac
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Shakedown
  • Date: 2004-12-31
  • Rating: 0
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