Avant d’opter pour le patronyme KVLR, cette formation suédoise s’appelait Kevlar. Un changement opéré en 2002. Par nécessité. Suite à la plainte déposée par une entreprise dont la succursale répondait au même nom. Du line up initial de ce groupe fondé en 1996, il ne reste plus le chanteur Johan Sellman et le drummer Manus Öberg. C'est-à-dire les membres fondateurs. Si on ne tient pas compte de la compile « On planted streets », cet elpe éponyme constituerait le troisième album studio de KVLR. Une information à prendre au conditionnel, puisque les infos sont plutôt rares à leur sujet. Cocktail particulièrement réussi de no wave (Sonic Youth), de harcore juvénile (Hüsker Dü) et de cold wave lyrique, atmosphérique (Chameleons), la musique de KVLR est fondamentalement mélodique et contagieuse. A l’instar d’un Trail Of Dead. Même lorsqu’elle emprunte un tempo féroce, échevelé (« Spit ») ou s’aventure dans les méandres du psychédélisme (« Road closure »). Ce qui n’empêche pas la basse pneumatique de Magnus Öberg de libérer un groove viscéral et à la voix laconique de Johan de s’abandonner dans la mélancolie crépusculaire…