Pour enregistrer son deuxième album, ce quintet originaire du Midwest (NDR : de Green Bay, très exactement) s’est rendu à Detroit. Dans les studios Ghetto. Histoire, peut-être, de retrouver l’esprit punk pur et dur de MC5. Une des influences majeures chez Mystery Girls. Mais qu’ils prennent le soin de diluer dans un garage/blues/psyché/punk/rock qui doit autant aux Stones de la fin des sixties/début des seventies, à Blue Cheer, à 16th Floor Elevators qu’aux Fleshtones. De solides références qui nous valent un album excitant, savoureux et qui ne manque pas de groove. Guitares débridées hormonées aux pédales wah wah, harmonica poussiéreux, drums frénétiques et vocal guttural sont les ferments de cette solution sonore toute juvénile. C’est parfois revivaliste, souvent âpre, mais l’énergie dispensée est tellement intense, qu’on n’a pas le temps de penser, ni de souffler. En fin de parcours, « This is stereo » s’enfonce même dans un délire psychédélique que n’aurait pas renié un Loop ou Spacemen 3. A cet instant, on se demande même ce qu’ils ont pu mettre dans leur eau (NDR : je n’ai pas dit mono !!!)…