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The Young Gods
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70th Birthday Concert

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John Mayall est né le 29 novembre 1933, dans un petit village près de Manchester. A Macclesfield, très exactement. Il y a déjà 40 ans que ce vieux loup mancunien a fondé une fantastique école du blues : les Bluesbreakers. Cette formation légendaire fut le rayon de soleil du british blues boom au cours des sixties, révélant ainsi à l’époque, de nombreux talents. Et en particulier, Eric Clapton, Peter Green et Mick Taylor. Ils n'avaient alors même pas vingt ans. A la fin de cette décennie, John allait émigrer vers les Etats-Unis, près de Los Angeles plus précisément, où il réside encore aujourd'hui. S'il négligea les Bluesbreakers dans les années 70, il revint à ses premières amours dans les années 80 ; mais flanqué désormais de musiciens essentiellement américains.
 
Le 19 juillet 2003, la formation s’est produite au Kings Dock de Liverpool pour plus de deux heures de fête, bénéficiant pour la circonstance du concours de quelques invités de marque. Le concert s’ouvre par deux titres interprétés sans le maître. Une excellent entrée en matière des Bluesbreakers illustrée par "Grits ain't groceries" et "Jacksboro highway". Le guitariste Buddy Whitington est un excellent chanteur, au timbre naturellement puissant. Il est entouré par l'inamovible Joe Yule à la batterie, Hank Van Sickle à la basse et Tom Canning aux claviers. Ce remarquable musicien a rejoint le line up lors de la confection de l’album "Stories". La tonalité de son orgue Hammond s'intègre vraiment bien dans l'ensemble. Mayall intervient alors pour une série de trois titres. La machine est parfaitement huilée. Elle carbure à plein régime sur les planches. John invite alors un ancien collaborateur qui l’épaula souvent tout au long de la carrière des Bluesbreakers : Mick Taylor. Il n’est sans doute plus aussi étincelant que dans le passé. Et puis n’a jamais eu l'âme ni les qualités d'un leader. Cependant, au sein d’un ensemble aussi soudé que celui-ci, il peut encore faire vibrer sa slide. Et il le démontre tout au long de la superbe version du slow blues "Blues for the lost days". Mais il est nécessaire de bien discerner les cordes ; car Buddy Whitington et Mick Taylor se réservent chacun leur tour une excellente intervention. Le style nonchalant de ce dernier, ponctuellement traité par des pédales, se distingue nettement. Une section de cuivres fait son entrée. Elle implique un vétéran, le trompettiste Henry Lowther et enrichit deux fragments écrits il y a belle lurette : "Walking the sunset", extrait de "Blues from Laurel Canyon", et "Oh, pretty woman", issu de "Crusade". Clapton opère un retour de prestige 38 ans plus tard. Le vieux John s'assied derrière le piano et entame "No big hurry", en duo avec Eric. Un léger frisson vous parcourt l’échine… Le deuxième morceau de plastique libère immédiatement une nouvelle dose d'émotion. Et pour cause, Mayall présente un illustre personnage qui a invité les premiers bluesmen noirs américains à se produire en Angleterre, au cours des années 50 : Chris Barber, un tromboniste qui drive son jazz band depuis une éternité. John, Eric et Chris interprètent "Please Mr Lofton". Un moment d’anthologie ! Comment rester insensible à cette complicité partagée par ce trio, sur les planches ? Les Bluesbreakers reviennent pour apporter leur dose de décibels nécessaires, épinglant pour la circonstance quelques plages notoires. Elles figuraient d’ailleurs au répertoire de Mayall lorsqu’il était accompagné de Clapton. Se succèdent ainsi "Hideaway" (NDR : un instrumental signé Freddie King), le fameux "All your love" d'Otis Rush, caractérisé par ses changements de rythmes (NDR : cette compo n’a pas pris une ride), le blues lent et torride "Have you heard" (une plage issue de l'album "Bluesbreakers"), sans oublier "Hoochie Coochie Man" et "I'm tore down", deux classiques que chante Eric. Mayall accorde son exercice de style à l'harmonica sur "It ain't right" de Little Walter. La fin du concert est proche. Mick Taylor réapparaît pour attaquer "California". Dans un style très jazzyfiant, que pratiquait John dans les 70’s. La fête s’achève en compagnie de toute l’équipe pour interpréter le classique de JB Lenoir, "Talk to your daughter". S’il faut reconnaître que nous ne sommes pas en présence du meilleur album du grand Mayall, cet opus demeurera cependant un témoignage de la remarquable longévité d'un artiste que personne, sans doute, n'attendait quarante ans plus tard…

Informations supplémentaires

  • Band Name: John Mayall
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Eagle
  • Date: 2004-12-31
  • Rating: 0
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