Les jeux olympiques viennent à peine de s’ouvrir qu’une première médaille d’or vient d’être décernée. Croyez le ou non, NIO nous vient tout droit d’Athens, mais en Georgie. Pour la petite histoire, une floppée de groupes émergent de cette partie des States. Allez savoir pourquoi ? Parmi eux, R.E.M. dont le leader vient prêter incognito sa voix sur ce “Fall back open”. Et il n’est pas le seul, puisque Conor Oberst de Bright Eyes, est également crédité de quelques parties vocales. Vous admettrez que comme parrainage, nous avons vu pire. De plus le mélomane perspicace aura certainement remarqué que cet opus relève de Saddle Creek, un label qui pourrait devenir le giron d’une musique droite dans ses bottes (et ses influences), en privilégiant émotion et/ou sensibilité. D’ailleurs, NIO sait se faire des amis : autour d’Andy LeMaster (comment voulez-vous ne pas avoir une carrière toute tracée lorsqu’on traîne un nom pareil ?), compositeur en chef, viennent graviter des musiciens à qui on ne la fait pas : David Barbe (ex bassiste chez Sugar et pote du légendaire leader d’Hüsker Dü, Bob Mould) ainsi que Maria et Orenda (Azure Ray, également signé chez Saddle Creek). Le quatuor est donc prêt à dominer (tout) le monde. Car ce croisement entre mélodies toutes droites sorties des 80’s (Depeche Mode surtout; The Cure un peu moins) trempées dans un climat qui flaire manifestement les 90’s (My Bloody Valentine, Spiritualized, Superchunk) synthétise près de 20 ans de musique et pourrait s’inscrire durablement dans l’histoire. En conclusion : à écouter de préférence avant le prochain Coldplay.