Nous avions découvert Faris Nourallah, l’année dernière, lors de la sortie d’un premier album doté d’une richesse mélodique étonnante : « I Love Faris », un titre qui très vite devint une certitude… A peine un an plus tard, le Texan récidive en 14 chansons d’un éclat identique. Toujours seul aux commandes, Faris Nourallah continue donc sa petite entreprise d’enchantement nostalgique. C’est qu’il connaît ses classiques, le Faris : Love, Big Star, les Beatles, les Zombies,… Rien de bien neuf dans ces arrangements pleins de grâce et de lumière, mais du cœur à l’ouvrage qui vaut bien le dandysme d’un Ed Harcourt ou d’un Rufus Wainwright… Des titres comme « You’ve Got It Made », « Coming Out » ou « I Know Your Name » rappellent en tout cas combien la pop, dans les années soixante, savait chanter l’Amérique (la vraie, pas celle de Bush) et nous en faire voir, de toutes les couleurs. « I Dream I’m a Country » chante d’ailleurs Nourallah d’une voix fraîche et espiègle : s’il était un pays, parions qu’il serait celui de nos rêves, où l’on vivrait dans l’insouciance et le bonheur, en écoutant ce genre de bonne musique du matin au soir. « Problematic », malgré son titre, n’a donc rien d’ardu : c’est un disque humble et attachant, qui confirme tout le bien qu’on pensait du bonhomme. On l’aime toujours, Faris… Et pour longtemps.