Octet = François Goujon (ex-batteur de Lighthouse) + Benjamin Morando (de la D*I*R*T*Y team, excellent collectif électro-web parisien). A deux, ils mixent en toute allégeance la pop sixties (« Hey Bonus » et ses voix beatlesiennes), l’électro savante mais sautillante (« 4/4 Waltz », à la Capitol K), la soul mutante sur fond de click’n’cuts (« Sneakers & Thong », impliquant l’ex-Stardust Benjamin Diamond et Suzanne Thoma, entendue chez M83), l’illbient warpienne (« Kino Cat Leng ») ou encore le trip hop malingre (« Blind Repetition », du genre Leila). Autant de styles qui, lus ainsi à la suite, pourraient signifier un éclectisme peut-être trop explosif… Il n’en est rien. Au contraire, le duo français fait preuve d’un étonnant savoir-faire en matière d’ambiances complémentaires. « Cash And Carry Songs » s’impose ainsi comme un des albums « électro » parigos les plus jouissifs de ces six derniers mois. Sortez le cash, car cet album est une affaire.