Encore méconnu chez nous, Powderfinger jouit d’une excellent réputation dans son pays natal : l’Australie. Une réputation qu’il s’est forgé sur les planches. Résultat d'un bouche-à-oreille diablement efficace. Les fans de "Mission impossible 2" ont encore en mémoire l'imparable "Not my kind of scene", une composition qui transpire le hard rock des seventies. Carré, mélodique, rock n' roll et parfois FM, "Vulture Street" évoquera pour les plus jeunes le premier Black Crowes, tandis que les vétérans penseront aux Faces et surtout à Bad Company, influence incontestable du combo. Superbe, le timbre de voix de Bernard Fanning présente bien des similitudes avec l'organe de Paul Rodgers. La production est puissante et moderne, à l’instar de la grande majorité des groupes contemporains du pays des kangourous. Powderfinger sait varier son propos avec classe et réussit à se démarquer du modèle Bac Co grâce, notamment, à des ballades d'envergures et à un équilibre parfait entre le feeling et la technique.