Il s’agit de chutes de studio retravaillées par Efrim lors de l’enregistrement du dernier album de Silver Mount Zion il y a quelques mois : 4 morceaux où s’entremêlent guitares et cordes dans un maëlstrom bouillonnant, avec cette option déjà présente en filigrane sur l’album – des voix, celles d’Efrim et des autres membres du groupe, en un crescendo choral qui ouvre de nouvelles pistes quant à l’avenir du post-rock à la Constellation. C’est un grand changement pour ces adeptes du rock instrumental, qui font crier leurs manches et leurs archers mais jamais leurs cordes vocales. Perdues au beau milieu de ces secousses telluriques, elles n’ont pourtant rien du chant habituel : il s’agit plus de cris, de ululements, comme à l’état embryonnaire. Mais il s’agit bien d’une évolution dans le chef de ces fanatiques du riff qui monte, qui monte, puis se démonte. Il était temps : on commençait sérieusement à trouver le temps (d’écoute) plutôt long.