Le 3 juillet, Mark Sandman, le chanteur/bassiste de Morphine, succombait à une crise cardiaque. A Rome. Au beau milieu d’un concert. Un an plus tard, Dana Colley (le saxophoniste) et Billy Conway remontaient un nouveau projet en compagnie de Laurie Sargent (NDR : l’ex chanteuse de Face To Face) : Twinemen. Toutes celles et tout ceux qui s’attendaient à un remake de Morphine en sont pour leurs frais. Bien sûr on retrouve le(s) saxophone(s) hanté(s), envoûtant(s) de Dana et les drums minimalistes de Billy. Mais la voix légèrement soul de Laurie semble surtout taillée pour la pop. Le trio a pourtant reçu le concours de toute une série de collaborateurs et puis se partage toute une panoplie d’instruments : depuis l’orgue au vibraphone en passant par l’harmonica, la guitare, les percus, et une variété de cuivres et d’instruments insolites ou pas. Malheureusement, il faut attendre la moitié de l’album et le bluesy « The definition of truth » pour se mettre quelque chose de consistant sous la dent (NDR : dans l’oreille ?) et surtout quitter cette mauvaise sensation de musique destinée à la bande FM américanisée. On a ainsi encore droit à « Saturday », sorte de rencontre hypothétique entre le Blues Explosion et Captain Beefheart, ainsi qu’à un étrange « A little strange » au cours duquel nos deux ex Morphine se décident enfin à tirer la couverture de leur côté. Mais lors du final, Dana décide à nouveau d’ouvrir la bouche et flanque toutes les bonnes intentions manifestées sur ce « Circle », terre (NDR : et ce n’est pas la faute à Voltaire !)