Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

logo_musiczine

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Editors
Guns N Roses

Tennessee pusher

Écrit par - -

Old Crow Medicine Show pratique un style qui répond au qualificatif d’americana. Un style qui puise ses sources profondément dans la tradition yankee ; même si discrètement, il affiche une attitude rock’n’roll. Il y a une dizaine d'année, le quintet a quitté New York pour se fixer à Nashville, dans le Tennessee. Et dès leur arrivée, les musiciens commencent à fréquenter les lieux sacrés de la musique country.

Edité en 2004, leur premier elpee est éponyme. Intitulé "Big iron world", le second paraît en 2006. « Tennessee pusher » constitue donc leur troisième. Il a été mis en forme par Don Was  (Rolling Stones, Bob Dylan, Bonnie Raitt,…) Et son travail de production est franchement impressionnant. Les Crows me paraissent encore bien jeunes. Leur énergie débordante invite parfois à se secouer sur la piste de danse. A l’instar de l’ouverture tonique "Alabama High test". Un morceau presque rock'n'roll, au cours duquel la slide s’insinue et le violon détonne. Ou encore de l’allègre "Humdinger". Le groupe jouit s’un solide potentiel d’écriture. Il me rappelle même Bob Dylan, à ses débuts, lorsqu’il était soutenu par le Band. 

Harmonica aux tonalités aigues et orgue colorent judicieusement "Highway halo". "Lit him up" baigne au sein d’un climat troublant. Ketch Secor et Willie Watson se partagent les lead vocaux ainsi que les guitares acoustiques, l'harmonica et le violon. Une des voix est plus frêle, mais elle est saturée d'émotion. Longue fresque sonore, "The greatest hustler of all" me rappelle les plus jolies ballades des Rolling Stones. Celles composées à l’époque de "Sticky fingers" voire d’"Exile on main street'". Au cours desquelles banjo, harmo et slide guitare faisaient bon ménage. Un profil qu’on retrouve sur "Crazy eyes". L’elpee recèle quelques compos personnelles. Qui possèdent un potentiel commercial indéniable. A l’instar su superbe "Methamphetamine". Si le courant principal de leur musique traverse le plus souvent la country de Nashville, le honky tonk et le bluegrass ont également leur place. Banjo et violons balaient ainsi "Next go round" alors "That evening sun" bénéficie des interventions limpides de Gill Landry à la slide, et à nouveau d’une envolée d’archets. L’Old Crow Medicine Show emprunte également et régulièrement la route de Memphis, pour y puiser à d’autres sources plus proches du blues et du rock. "Motel in Memphis", le country/blues énergique "Mary's kitchen" et le titre maître en sont les plus parfaits exemples. Ce superbe album s’achève par "Caroline", une compo aux accents dylanesques particulièrement prononcés…

 

Informations supplémentaires

Lu 1207 fois
Plus dans cette catégorie : « Invaders Must Die Sweet home Alabama (Dvd) »