C’est officiel, l’Italie a désormais bien plus que des artistes de varietoche à proposer au reste de l’Europe. Et Aucan, trio originaire de Brescia, peut fièrement brandir le drapeau de sa patrie. Aux premiers abords déconcertant (l’intro « Reset »), l’éponyme glisse rapidement vers un math-rock épileptique. « Aucan » évoque la rencontre entre des Shellac, Tortoise et Battles enfermés contre leur gré dan un bunker, contraints et forcés de collaborer ensemble. De leurs assauts soniques conjugués résulterait alors une série de petites perles à l’effet dévastateur. Il est clair que le trio n’a rien à envier à ses grands frères spirituels. Les salves noisy inattendues de morceaux tels que « Urano », « Fauna » ou « Imho » placent Aucan en tête de la liste des formations à surveiller de très près. Que ce premier ouvrage tranchant demeure dans l’ombre serait une véritable injustice.

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