Déjà le huitième album (en à peine douze ans de carrière) pour les death métalleux de Disbelief. Deux ans seulement après l’excellent « Navigator », le gang germain nous propose ce « Protected Hell » d’excellente facture. Après une courte intro acoustique, l’album démarre à fond de caisse par un « A place to hide » dont le riff principal fait étrangement penser à Nevermore. Le riff seulement, car, côté vocaux, on est bien loin de l’organe mélodique de Warrel Dane. Le timbre écorché de Karsten ‘Jagger’ Jäger est là pour nous rappeler que nous sommes bien en présence de death metal. Cependant, contrairement à beaucoup de ses confrères, Disbelief délaisse les rythmiques ultra speedées et les blast-beats au profit de riffs plus mid-tempos où le groove occupe une place importante. Le travail vocal de Jäger sur les morceaux les plus lents contribue à renforcer le côté malsain des compositions, tandis que les guitares, lourdes sans être doom mais parfois ‘trashisantes’, opèrent un bon compromis entre Paradise Lost (période « Shade of god ») et des goupes plus groovy comme Sepultura. Un petit bémol cependant, aucun solo de guitare à l’horizon. Pourtant le style musical de Disbelief s’y prêterait bien. En résumé, « Protected Hell » est un album intéressant, aux compositions violentes –sans être extrêmes– et intenses ; mais surtout agréable à écouter du début à la fin. Une réussite!

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