Main dans la main, les amoureux Charles Watson et Rebecca Taylor ont été enrôlés par le label Moshi Moshi qui a fondu pour leurs petites ritournelles pop. Le Slow Club est une ligue exclusive, n’admettant dans ses rangs que les transis d’amour et les fleurs bleues. On y chante autour du feu, des marshmallows grillant doucement au-dessus des flammes. On s’y étreint passionnellement, le sourire aux lèvres. On y scande de belles phrases pleines de sens tandis que les autres écoutent attentivement. Parfois, on y a également le cœur brisé par des histoires qui se veulent poignantes (« There Is No Way To Say I’m Leaving You », « Sorry About The Doom »). Le Slow Club prévoit également un ‘coin décompression’ où chacun peut se lâcher comme il l’entend (« Giving Up For Love », « Because We’re Dead »). Mais, attention, toujours avec tenue. Les G.O. du Slow Club ne consent à aucun débordement. Aucun risque à ce niveau, le club n’étant composé que de ses deux membres fondateurs.
Aussi charmant soient-ils, Charles et Rebecca forment l’archétype même du couple qui se fait plaisir sans se rendre compte qu’ils emmerdent leur monde. « Yeah So », un recueil parcouru de mélodies simplistes et de vocalises exaspérantes, trônera probablement longtemps au-dessus de la cheminée des tourtereaux. On est content pour eux…

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