Que l’on se passe le mot. On s’emmerde comme des rats morts chez The Skygreen Leopards. Les intentions de Donovan Quinn et Glenn Donaldson, organisateurs de la petite sauterie, ont beau être louables, il est difficile de ne pas se sentir floués. Annoncé comme une ‘perspective unique dans la magie de la pop psychédélique’, « Gorgeous Johnny » est, en réalité, un véritable naufrage dans la soupe pop aux accents pseudo-folk.
La voix pleurnicharde de Quinn pose un frein indélogeable à l’écoute de l’ensemble du recueil. Quant aux mélodies, elles semblent tout simplement empruntées à une bonne douzaine d’artistes plus inspirés, comme Devendra Banhart ou Sufjan Stevens, pour ne citer qu’eux. Ratage complet.