Jubal Kane est un trio drivé par le bassiste et guitariste slide BW ‘Buckwheat’ Carrigan. Avant de monter ce projet, il avait monté le Long Distance Call Blues Band, un combo responsable d’un elpee ‘live’, "Live blues" ; mais qui surtout s’était illustré lors du King Biscuit Blues d’Helena, un festival qui se déroule en Arkansas. C’était en novembre 2005. Il décide alors de changer de partenaires et s'attaque aussitôt à la confection d’un elpee studio. Intitulé "Flying high", il est paru en 2007. Le solide Pete Haycock, longtemps guitariste du Climax Blues Band, leur avait même apporté son concours pour une plage.
Groupe de scène par excellence, le line up de Jubal Kane implique le chanteur/harmoniciste Ace Anderson, le guitariste/chanteur Otis Thomas et l’âme du band, Buckwheat. Ce dernier opus a été immortalisé à l’Empty Glass Café de Charleston. En avril 2008. Lors de ce set, le combo avait reçu la collaboration du batteur Kurt Skirt. Les musiciens ont un fameux look. Lorsqu'ils enfourchent leur chopper rutilant, ils projettent une image fort proche de celle des purs texans ZZ Top! Ils ont de l'énergie à revendre et manifestent beaucoup d'enthousiasme. Leur musique ne se signale pas par sa subtilité, mais elle emporte tout sur son passage. Anderson a de sacrés poumons. Il les remplit à satiété avant de libérer des flots de notes incandescentes par l’intermédiaire de sa musique à bouche. Dommage que la formation ne puisse compter sur un vocaliste de classe ; un atout qui leur permettrait incontestablement de monter d’une division. La détermination manifestée et leur rage de jouer peut parfois évoquer Lester Butler, les Red Devils ou encore les Mama's Boys. Mais sans jamais leur emboîter le pas. N'empêche que la manière de souffler en se démenant d'Ace est impressionnante.
Leur répertoire touche un peu à tous les styles de blues. Le Chicago domine bien entendu le sujet. Ce qui n’empêche pas les compos d’opérer un crochet vers la Louisiane. A l’instar d’"Annie maybe" et "This harp", deux compos issues de leur répertoire, du "Scratch my back" de Slim Harpo ou encore, mais dans un autre style, du "Polk Salad Annie" ainsi qu’"I want my fleetwood back" de Tony Joe White.
Le second cd s’ouvre par "Not fade away", un morceau qui s’éclate sur le Bo Diddley beat. L’énergie déborde à nouveau face aux roulements de Kurt, sur le "Going down" de Don Nix. Et la puissance s’impose tout au long de titres comme "Steam roller", "Willie Brown", le classique "Born in Chicago", un "High heel sneakers" décoiffant et la cover du "Reefer headed woman" d'Aerosmith! Près de deux heures et demie de musique pour une dizaine de dollars, vous en avez pour votre argent !

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