Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

logo_musiczine

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

giaa_kavka_zappa_01
DEADLETTER

Roadmasters (Split cd)

Écrit par - -

Les deux formations s’estiment. Et parfois se permettent des apparitions dans les studios de leurs amis. Ce split Cd n'est donc qu'une demi-surprise. Trio teuton, Smokestack Lightnin' réunit le chanteur/bassiste Bernd Batker, le guitariste Frieder Graef et le drummer Michael Kargel. La discographie du combo est conséquente, tant en singles qu’en albums. Et lors de la confection de cette plaque, les Allemands de Smokestack Lightnin' étaient manifestement aussi motivés que les Belges de Seatsniffers.

L’expression sonore de Smokestack Lightnin' est plus propre, moins primaire. A la limite, elle me fait penser au rock'n'roll accessible de Dave Edmunds voire de Chris Isaak. Encore que, balayé par la pedal steel de l'invité Oliver Stangl, "Carter Cain" nous plonge dans l’univers de Johnny Cash. Plus rock, "Home in my hand" est soutenu par une rythmique tenace et répétitive, pendant que Peter Hoppe tapisse discrètement la trame sonore de son orgue. Graef est passé à la mandoline pour le folk blues rythmé "Leaving Louisiana in the broad daylight". Lugubre, "Lonely moon" constitue le meilleur moment consacré à Smokestack Lightnin'. Blafarde, la lune se reflète dans les marais louisianais. Issu des profondeurs de ces swamps, l’écho réverbère le chant de Trinah… Les percus sont dignes de la formation hollandaise T99 ; et elles excellent lors de la finale "The thunder rolls". Cet ensemble particulièrement original est sur le point de sortir un nouvel opus sur le label Hazelwood. Il s’intitule(ra) "Heads of agreement".

Les Seatsniffers ont toujours la pêche. La machine est parfaitement huilée. Dès l'ouverture, le "Treat her right" de Roy Head sert un subtil cocktail de R&B et de rockabilly, secoué par le sax hurleur de Roel Jacobs et la guitare déjà bien en verve de Walter Broes. Le traitement de la cover du "I'm a long gone daddy" de Hank Williams vaut un bon vieux rock'n'roll à la Chuck Berry. On imagine même Walter exécuter les pas de canard, sur les planches ! Quatorze années que les Seatsniffers suent sur les routes du rock'n'roll. Ce qui facilite les rouages. La formation anversoise a le bon goût de nous faire revivre l’époque des vieux juke-boxes. Ceux des fifties. En épinglant une version du "Envy" de John Loudermilk, une adaptation de "Weekend on Mars", en hommage à Lux Interior (NDR : le chanteur des Cramps, décédé en février dernier) et une cover insolente du "Belle amie" d'Art Neville, profilé à la manière du "Somethin' else" d'Eddie Cochran. Un peu de douceur quand même lors d’un "She's a yum yum" tapissé par la section rythmique à la fois solide et métronomique des frères De Houwer. "Black Jack David" clôt l’elpee. Un morceau traditionnel qui célèbre la rencontre entre le R&B convulsif et le country alternatif. Dommage que les albums des Seatsniffers soient toujours aussi courts !

 

Informations supplémentaires

Lu 1115 fois
Plus dans cette catégorie : « Secret Agent Pound For Pound »