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The Riot Act

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Pendant plus de dix ans, Perry Weber a épaulé le talentueux harmoniciste Jim Liban. A Milwaukee, dans le Wisconsin. Mais depuis 2007, Perry a monté son propre groupe, les Devilles. Toujours dans le même patelin. Il a recruté d'anciens musiciens de Liban ; en l’occurrence le bassiste Tony Menzer, le drummer Victor Span et l'harmoniciste Benny Rickun. Et le redoutable pianiste Barrelhouse Chuck a décidé de rejoindre officiellement le line up de la formation, tout prochainement. Leur premier album, "Savage beauty", est paru en avril 2007, « The Riot Act » constituant, inévitablement, leur second elpee.

Les Devilles démarrent sur les chapeaux de roues par "Got my room". Une belle rampe de lancement au cours de laquelle ils adoptent une attitude proche d'un thème musical de John Lee Hooker. Instrumental, ce titre est profilé sur un motif de cordes imaginé par Perry. L'harmonica de Rickun est omniprésent alors que Barrelhouse Chuck est insatiable derrière son piano. Rickun tire une nouvelle fois son épingle du jeu sur "The riot act". Jimmy Voegeli, invité pour la circonstance, se réserve l'orgue Hammond sur cette plage largement inspirée par le Memphis Blues d'Albert King. Signé Johnny Guitar Watson, "Hot little mama" est dispensé dans un style bien proche de  BB King. La compétence de Weber à la gratte est incontestable. Et il ne cherche jamais à en rajouter une couche. Benny Rickun est très convainquant sur "Bernie's bounce". Il dirige même la manœuvre tout au long de cet instrumental fort agréable à écouter. Weber apprécie beaucoup Johnny Guitar Watson. Il reprend son notoire "Cuttin' in" (NDR : adapté en « Excuse-moi partenaire », par Halyday, il y a 46 ans). Soutenu par un orgue Hammond, Perry chante dans un style très fifties. La cover du "Don't take advantage" (NDR : popularisé par Johnny Winter sur son album "Guitar slinger") est bien ficelée. Discrètement funky, elle est caractérisée par une attaque de Rickun (passé à la guitare) aux cordes, toute en retenue, parcimonieuse, face à l'orgue de Voegeli (NDR : également issu de Milwaukee, ce musicien a longtemps milité au sein du Westside Andy/Mel Ford Band). "My cake " permet à Barrelhouse Chuck d’étaler toute sa classe sur le piano électrique Wurlitzer. Perry disserte sur sa râpe à la manière de Freddie King. "Big Jim" emprunte le tempo cher à Jimmy Reed. La guitare évolue dans un registre proche d'Eddie Taylor, pendant que l’harmonica se libère. Chuck se déchaîne aux ivoires sur "The boy", un excellent blues imprimé sur un tempo élevé. Dernier instrumental, le "Slam hammer" de Johnny Young nous réserve un bon envol à l’harmo, soutenu par l’orgue Farfisa de Chuck. L’opus recèle un bonus track : "10 long years". Décontracté, Perry est aux vocaux et ne bénéficie que du seul Chuck au piano boogie. Pas d’ambition démesurée pour cet elpee, mais un disque néanmoins de bonne facture… 

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Perry Weber
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Stumpy Dog
  • Date: 2009-09-08
  • Rating: 3
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