Le ‘Rumble Club’ est un club plutôt fermé, puis qu’il ne comprend que quatre membres : le chanteur/guitariste Jack Corey, le guitariste rythmique Jay Clarck, le contrebassiste Kyle Curtis et le drummer Matt Hornsby. Originaires du Kentucky, ces quatre ‘joyeux drilles’ se sont donné pour mission de nous prouver que le rock’n’roll était encore une affaire de mauvais garçons. Et, « The Bad In Me », leur toute nouvelle galette argentée, est pour eux le meilleur moyen de nous passer le message. C’est donc à grands coups de décibels dans les oreilles qu’ils nous matraquent leur psychobilly original et inspiré. Jack Corey possède une voix caverneuse, qui tient à la fois de Johnny Cash et de Nick Cave, et qu’il utilise pour nous débiter de sombres histoires de hors-la-loi du Far West (« Sam Joe Harvey », « Lonesome Gunman Traveller »), de virées diaboliques en voiture (« Lindsay’s gonna drive », « Brakes are burning », « Gasser ») ou encore de science-fiction inspirée par le cinéma et les vieux magazines de ‘Pulp fiction’ des années cinquante (« Vampire Girls From Outer Space », « The Bad In Me »).
Comme c’est toujours le cas en matière de psychobilly, le disque est fortement inspiré du rock’n’roll des fifties et du punk des seventies. Rumble Club y insuffle aussi une bonne dose de rock gothique et, chose plus surprenante, de musique western inspirée par les films de Sergio Leone. Ce mélange engendre un style à la fois sombre et kitch qui donne un ton surprenant et appréciable à la musique de ces desperados du rock’n’roll. « The Bad In Me » est un disque à écouter absolument si vous aimez Les Meteors, Nick Cave, Elvis Presley, les Stray Cats, les films de Quentin Tarentino et les Western Spaghettis.

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