A premier abord, on ne peut pas dire que Push Pull cherche à susciter l’intérêt. Tout d’abord à cause de l’artwork de la pochette. Pas de quoi fouetter un chat. Puis du label hébergeant le groupe : Joyful Noise. Une écurie qui végète dans le milieu alternatif de l’alternatif. Et puis de la première impression laissée par l’écoute leur musique : un fourre-tout au sein duquel on cherche vainement une quelconque cohérence
Et pourtant, au fil des écoutes, on se laisse apprivoiser par cette curieuse expression sonore. Si bien qu’elle finit par accrocher votre subconscient. En fait, le groupe de Bloomington (NDR : ville située dans le sud de l’Indiana) est responsable de mélodies paradoxalement complexes mais contagieuses. N’exerçant réellement leur effet qu’après plusieurs écoutes. Un peu comme si le trio américain (NDR : Mike Bridavsky, Mike Notaro et Mike Hoggatt) avait pris le pari un peu fou de réaliser un compromis entre la musique de Weezer, des Pixies et de Queens of The Stone Age. Et finalement, le tout tient la route. On finit même par se surprendre à apprécier ce qui au départ, semblait sans grand intérêt. Et notamment des plages comme le power pop « The Lake », l’excellent « Fire » ou encore « If the L Were a G », caractérisé par sa ligne de basse puissante et des vocaux appuyés (NDR : les premiers elpees de la bande à Black Francis et Kim Deal ne sont pas loin). Une basse quand même très présente tout au long de cet opus. Et si les drums se révèlent puissants et précis, la guitare se montre beaucoup plus aventureuse, fluctuant en fonction des morceaux. Mais la quintessence de leur musique procède de la conjugaison des voix, sorte de rencontre hypothétique entre Jonathan Richman et Frank Black, mais en plus énergique. Comme quoi les apparences peuvent être trompeuses.

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