Né aux débuts des nineties en Angleterre, Archive connaît une carrière exponentielle, sans fléchissement aucun. Projet initié au départ par deux producteurs, le claviériste Darius Keeler et le spécialiste des effets sonores Danny Griffiths, pierres angulaires d'Archive depuis sa genèse, le groupe varie depuis, au gré des sorties d’albums et des concerts…
Pour ce dernier volet de « Controlling Crowds », ils ne sont pas moins de onze à avoir mis la main à la pâte. Inutile donc de les citer tous. Mais penchons-nous sur le long playing qui se décline intégralement en électro-pop-progressive. Le concept ici développé est assez particulier. Chaque plage semble à la fois être liée à la précédente et en même temps indépendante. Chacune peut cependant s’écouter seule sans souffrir d’être orpheline. Quelques perles jalonnent l’opus qui, contrairement à son prédécesseur ne s’apprivoise pas dès la première écoute : « Lines », « The Empty Bottle » et surtout « Come on Get High », hit en puissance (NDR : et son petit air à la Supertramp de la meilleure époque). Un petit rap à la Eminem (« Though Conditions ») nous démontre, si besoin était, l’amplitude de l’expression sonore affichée par ce combo si particulier. Archive nous avait habitué à des ambiances feutrées, une certaine confidentialité, voire une forme d’intimisme tout au long de l’opus « Lights », un disque datant de trois ans maintenant. La conjugaison des deux volumes de « Controlling Crowds » nous donne un nouvel aperçu des immenses capacités d’Archive. Aucun style ne leur fait peur. Les comparaisons ne manquent pas lors de l’écoute. Un peu de Pink Floyd (époque du « Wall ») par-ci, Prodidgy ou Massive Attack par-là, et j’en passe.
Archive renaît donc de ses cendres, tel un phœnix, pour nous servir un nouvel élixir d’un goût délicieux où chaque ingrédient apporte une saveur tout particulière. On assiste donc à un retour aux sources d’un groupe aussi doué et inventif qu’inclassable.

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