Le rappeur roux redémarre la machine, deux ans après une première collaboration avec The Skyrider Band. Et Tim ‘Sole’ Holland n’est pas du genre à tourner en rond. « Children Of Privilege », la plage introductive de son « Plastique », envoie l’auditeur en plein cœur du sujet, d’une traite. L’ancien protégé de l’écurie Anticon propose neuf nouvelles odes au soulèvement de la classe moyenne. Mieux structuré que l’éponyme, ce second recueil dévoile un Sole porté par davantage de détermination et au flow moins éparpillé qu’auparavant. Une tournure tout à l’avantage du bonhomme qui dégomme des versets salutaires, comme ceux déployés sur « Nothing Pt. 2 », « Mr Insurgent » ou « Pissing In The Wind ».
Pourtant quelque chose coince. La faute au Skyrider Band, composé de Ryan Fritsch et John Wagner auxquels s’ajoute le producteur Bud Berning. Le trio se contente ici de produire des beats généralement tout en retenue, sans remous et passe à côté de belles opportunités. « Plastique » constituait pourtant l’occasion rêvée de malmener Sole, de le forcer à effectuer quelques cabrioles lyriques qui auraient pu aboutir sur des combinaisons prodigieuses. Par conséquent, même la contribution de Markus Archer (The Notwist) sur « Battlefields » ne procure pas la sensation escomptée. Tout le mérite de « Plastique » revient donc à Sole, toujours aussi efficace.

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