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Just as I am

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Danny est un jeune chanteur/guitariste. Et pour cause, il fêtera ses trente balais en juillet 2010. De nationalité britannique, il excelle dans le ‘blues rock played with passion’ comme il le décrit lui-même. Au fil des années, il s’est forgé une solide expérience ; et notamment en partageant l'affiche auprès de grosses pointures comme Carlos Santana, Walter Trout, Mick Taylor, Peter Green, Joe Cocker, Buddy Guy et bien d'autres. Il avait été très tôt remarqué par le magazine/webzine et label anglais, Blue Matters, écurie pour laquelle il avait publié successivement "Watching soul" en 2002, "Shadows passed" en 2003, "Covering their tracks" en 2005 et "Days like this" en 2006. Depuis, il signé chez Rounder ; et plus particulièrement le département Continental Blue Heaven, gravant un "Live" en 2007 et "Black & White" en 2008.

"Just as I am" constitue déjà son septième album. Danny est uniquement soutenu par une section rythmique classique. Soit son papa Ken, à la basse, et Trevor Barr, à la batterie. Une formule trio qui lui convient parfaitement. La musique de Danny est puissante. Sa voix aussi. Naturellement. Il manifeste également beaucoup de présence. Son attaque sur les cordes est assez agressive. Pas étonnant que son style soit comparé au hard rockin' blues. Nuance quand même, il existe en permanence une volonté de préserver le sens mélodique. Sur cet opus, hormis une plage, il a écrit l’intégralité du tracklising.

"Shut out of the light" nous invite à pénétrer dans l’univers sonore du Redeye Band. Danny n'a pas besoin de forcer sa voix pour se faire entendre. Elle domine largement son sujet, à la manière d'un Leslie West (ex-Mountain). Il maîtrise parfaitement ses cordes, en dispensant quelques riffs assassins, dans un style proche d'un Walter Trout, mais sous une forme bien ‘british’. Tout au long de "Blues for Buddy", il décoche des notes imparables, impétueuses, très sonores, meublant chaque espace à la manière de Buddy Guy, à qui il rend, bien entendu, un vibrant hommage. Le jeune artiste ne fait pas dans la dentelle, mais il accomplit fort bien ce qu'il entreprend. L'attitude est de toute évidence menaçante. Ses rugissements évoquent tour à tour Muddy Waters, Litghnin' Hopkins, Freddie et BB King, dont les fantômes (sauf celui de BB, bien sûr!) doivent encore en frémir. Le fils Bryant est cependant capable de varier son répertoire. Tout en y conservant l’intensité de son timbre vocal. A l’instar des ballades tendres et mélodieuses "For the last tripe" et "Every time the devil smiles". Blues lent, le titre maître embrasse un développement volontairement dramatique. Le dédoublement opéré entre les cordes, tant rythmiques que distinctes, est savamment dosé. Faut dire que la production est irréprochable. Cordes acoustiques et électriques se conjuguent sur la cover du "Master of disaster" de John Hiatt. Et sa voix colle à merveille à cette version personnelle du fameux songwriter de l'americana music. Autre plage indolente, "Day by day" libère une fameuse dose d’intensité. Pour épancher ses émotions, Danny emprunte aisément le sens dramatique. Ses accords à la gratte sont meurtriers. Le climat devient lourd et angoissant. C’est bien au sein de cette atmosphère ténébreuse, qu'il est au sommet de son art. "The hard way" campe un blues rock accablant, réminiscent de son aîné Robin Trower. L’opus s’achève dans la douceur et la quiétude d’"Alone in the dark", une plage aussi belle que mélodique, à nouveau caractérisée par ses subtils entrelacements de cordes acoustiques et électriques. Sans doute le meilleur album commis par Danny, à ce jour !

Informations supplémentaires

  • Band Name: Danny Brillant
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Continental Blue Haven / Munich
  • Date: 2009-12-31
  • Rating: 4
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