Si le label Epitaph plaçait sur orbite, il y a pratiquement un an jour pour jour, le « The Spirit Of Apollo » du groupe N.A.S.A, sa petite sœur Anti réitère l’exploration spatiale en 2010, en nous expédiant dans le cosmos pour visiter les nébuleuses du « Ya-ka-may » de Galactic. Mazette, quelle expédition !
Galactic est né en 1993. A la Nouvelles-Orléans. Et depuis sa fondation, il nous incite à balancer les bras d’avant en arrière, sur des rythmes consensuels. Pour satisfaire tout le monde, le combo puise dans tout ce que Louisiane recèle comme influences musicales. Du jazz à la soul, en passant par le funk, le blues, le hip hop bien ‘trendy’, et le rythm n’ blues enfumé. Rien n’est épargné ! Dès que tous ces éléments musicaux entrent en fusion, une voix adéquate s’impose. Ici encore, grâce à un bon dosage dans le métissage, le résultat est excellent. En bénéficiant de featurings comme Big Freedia, Irma Thomas, Allen Toussaint, Big Chief Bo Dollis ou encore The Rebirth Brass Band, l’opus navigue aux confins d’une voie lactée, que peu d’aventuriers sont parvenus à approcher. Pourtant, on ne peut pas dire que ce « Ya-ka-may » innove. Nous plonge dans l’inconnu. Mais le cocktail de styles est tellement réussi et se révèle tellement complexe, qu’on ne peut que s’incliner face à tel projet. Il n’est pourtant pas rare de se retrouver en terrain connu ; alors qu’il est impossible de s’y être un jour aventuré. Un peu comme lorsqu’on a l’impression de vivre un moment, déjà vécu… « Ya-ka-may » c’est le bouillon de légumes qui réchauffe, la couverture qui rassure, la gaufre qui rassasie, la louche de miel ajoutée au lait chaud. Un moment de bien être à consommer par grosses doses.

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