Comme nous vous l’avions annoncé plus tôt cette année, ear music/edel a eu l’excellente idée de s’associer au vocaliste/claviériste Jon Oliva afin de rééditer la discographie intégrale du génial combo power progressif yankee, Savatage. Une collection qui sera, bien sûr, remastérisée et relookée. Pour mettre l’eau à la bouche des aficionados, le label allemand publie une alléchante double compilation de 23 titres, intitulée « Still The Orchestra Plays - Greatest Hits Vol. I & II. ».
Le souci récurrent de ce genre de compiles, c’est que personne n’y trouve jamais vraiment totalement son compte. La sélection est rarement idéale. Et de toute manière subjective. Certains titres y figurent et on se demande pourquoi, d’autres pas, alors qu’ils le méritaient. Pour Savatage, le problème est moindre puisque les Américains n’ont publié que d’excellents albums et que donc, chacun des titres de leur conséquente discographie aurait le droit de figurer sur un ‘best of’.
Si, par conséquent, il est impossible de contester le choix des morceaux figurants sur « Still The Orchestra Plays - Greatest Hits Vol. I & II », il faut tout de même regretter que le groupe ait fait l’impasse sur des albums importants de sa carrière. Impossible, par exemple, de comprendre pourquoi aucun des titres de « Sirens », le fantastique premier opus du combo, ne se retrouve ici. Un ‘greatest hits’ de Savatage sans « Holocaust », « Sirens » ou « I Believe » ? Pas vraiment crédible ! Idem pour l’Ep classique « The Dungeons Are Calling » dont chacune des plages pourrait manifestement revendiquer une place sur une compile. Ces morceaux auraient en tout cas beaucoup mieux représenté l’œuvre du combo que les trois (très dispensables) titres acoustiques figurant in fine du second Cd (« Anymore », « Not What You See », « Out on The Streets »). Des morceaux réenregistrés par Jon Oliva seul (et donc pas par Savatage), et dont le seul but probable est d’inciter les collectionneurs à se procurer ce ‘greatest hits’.
Néanmoins, ce « Still The Orchestra Plays » n’est pas dénué d’intérêt puisqu’il propose une large palette de tous les styles au sein desquels Savatage s’est illustré. Que ce soit le power métal rugueux des débuts (« Power of The Night », « Hall of The Mountain King »), le prog métal symphonique (« Gutter Ballet », « When The Crowds Are Gone »), l’opéra rock (« Ghost In The Ruin », «I Am») ou le métal grandiloquent inspiré par Queen (« Handfull Of Rain », « Morphine Child »), tous les styles successifs du combo y sont représentés. Les deux grandes ‘périodes vocales’ du combo américains sont illustrées de manière identique. Autrement dit, autant de titres sont chantés par Jon Oliva ou Zak Stevens.
Ce recueil constitue sans aucun doute une excellente introduction pour toutes celles et tous ceux qui désirent découvrir Savatage. Remastérisé, le son est excellent et booste vraiment les titres les plus anciens ; ce qui donne une furieuse envie de découvrir l’intégrale retravaillée. Vivement la suite.
Signalons pour terminer qu’une édition spéciale contient une version Dvd du célèbre "Japan Live 94" qui jusqu’alors n’était sorti qu’en VHS.

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