Claudine Muno n’est pas vraiment belge. Mais bon, elle ne vient pas de très loin puisqu’elle est née et vit au Grand-duché de Luxembourg. Son origine, elle la revendique par ailleurs en la chantant. Née en 1979, la jeune femme touche un peu à tout : littérature, théâtre, dessin et musique. Pas surprenant dès lors que ses compositions et les textes soient de son apanage.
Claudine nous propose ici son second album. Le premier, « Petites Chansons Méchantes », était paru en 2007. Fort remarqué pour ses textes un peu bizarres, ses petites histoires peuplées de créatures étonnantes, ce disque avait été concocté en compagnie de sa complice Sandra Cifani.
« Noctambul » lui succède donc trois années plus tard. Sur cet opus, Claudine nous sert quatorze chansons où elle alterne l’interprétation en anglais (majoritairement) et en français. Elle nous propose même un titre dans son idiome natal, le luxembourgeois, « Blummen ». Elle est toujours soutenue par ses Luna Boots qui l’épaulent depuis 2003, soit Thierry Kinsh à la guitare, Matt Dawson à la pédal steel, John Schlammes à la basse, Menni Olinger à la batterie, Claude Schaus au piano et Sandra Cifani au chant. Claudine elle-même assure la plus grosse partie des chants mais touche également un peu à tout : piano, guitare, basse, …
Tantôt pop, tantôt folk, les 14 morceaux s’égrènent lentement, des titres toujours mélodieux, agréablement soulignés par une voix toute fine. De très jolies ballades paradoxalement hantées par des textes parfois étranges, parfois choquants. Il suffit d’écouter « La révolution des poissons rouges » ou « Mauvais sang » pour s’en convaincre.
On épinglera cependant sur cet opus, une très jolie reprise du « Blackbird » des Beatles, une adaptation bien desservie par la très jolie voix de Claudine et les chœurs tout en douceur de Sandra et des Lunaboots…
Un petit album sans prétention mais plein de justesse, de fraîcheur et de délicatesse.

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