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And So It Is Morning Dew

Écrit par - Taï -

The Bear That Wasn’t n’est pas un ours mal léché, mais plutôt un nounours à la douceur réconfortante. Un animal mélomane incarné par un jeune flamand répondant au nom de Nils Verresen. Ce Belge met son timbre vocal angélique, délicat, au service d’une musique acoustique, intimiste, afin d’apaiser les esprits des bêtes sauvages les plus terribles de la terre que sont les hommes. Nils a tiré cet étrange pseudo d’un livre pour enfant écrit par Frank Tashlin, membre de l’équipe des Looney Tunes. Finaliste du célèbre concours ‘Humo Rock Rally’, il a enregistré son premier album et s’est rapidement lancé dans une tournée un peu folle à travers la Belgique… Un périple illustré sous la forme d’un défi : dénicher 365 amis via Facebook, prêts à l’héberger et le nourrir pour une nuit en échange d’un concert privé ! Pari osé et réussi filmé par TRS, déjà responsable du très beau reportage sur la tournée de Soulwax. Les aventures de cet animal nomade sont à découvrir au jour le jour sur le site Web de l’artiste.

La musique de notre mystérieux mammifère s’inscrit dans la lignée de certains jeunes songwriters américains, apparus au cours de ces dernières années, tels Conor Oberst ou M. Ward. Tout au long d’« And So It Is Morning Dew », Nils nous propose des compos sculptées dans l’indie folk, des chansons empreintes d’une grande simplicité, respectueuses des traditions et à la sensibilité mélodique évidente. Malheureusement, l’elpee ne recèle pas vraiment de titre-phare. Et encore moins de tube éventuel. Et puis, au fil de l’opus, le minimalisme ambiant devient franchement lassant. D’autant plus que Nils semble, progressivement, ne plus parvenir à habiter ses chansons. A contrario, lors des premiers titres, l’apport de cordes et/ou de chœurs donne une toute autre dimension à son expression sonore. Et je pense tout particulièrement à « The Little Witch And The Brave Boy Are Going To Venus » et « Headphones », deux plages susceptibles de nous entraîner au sein d’un univers paisible, à des années-lumière du vacarme quotidien. Du potentiel et du talent pour cet artiste made in Belgium, mais aussi encore du pain sur la planche, s’il souhaite passer un pallier et ne pas en rester au stade de promesse.

En concert le 8 avril à l’Ancienne Belgique.

 

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