Fondé en 1992, Built To Spill nous vient de Boise, dans l’Idaho. Une formation responsable à ce jour de six albums, dont bien sûr le dernier en date, « There is no enemy ». Doug Martsch en est toujours le leader. Le chanteur/guitariste aussi. Et pose son timbre délicat, nasal (NDR : évoquant tour à tour Jonathan Donahue ou Wayne Coyne), sur des mélodies contagieuses, mélancoliques, limpides, sculptées dans des accords de guitares noisy/pop, souvent torturés, toujours chatoyants, mais jamais frénétiques. En cause, une production et des arrangements particulièrement soignés. L’elpee recèle quelques ballades plus léchées, mais toujours agréables à écouter. Il y a même de la trompette sur « Things fall apart ». Mes coups de cœur iront cependant au lancinant et très électrique « Oh yeah », au sophistiqué « Lifes’ a dream » (Mercury Rev ?) ainsi qu’au seul morceau punk de l’elpee, « Pat ». Abrasif, incandescent et sauvage, il évoque même les débuts de Placebo. Un univers sonore qui devrait plaire aux mélomanes qui apprécient Luna et The Church. Et Mercury Rev. Pour que votre info soit complète sachez que lors des sessions d’enregistrement, le combo a bénéficié du concours de Sam Coomes (Quasi), Roger Manning (Jellyfish), Scott Schmaljohn (ex-Treepeople), Paul Leary (Butthole Surfers) et du violoncelliste John McMahon.

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