Un ami dont je partage les goûts musicaux depuis plus de trente ans, donc digne de confiance, m’a récemment confié que les Electric Ducks constituaient le ‘tribute band’ d’AC/DC le plus intense, vu en concert à ce jour. Personnellement, je n’ai jamais été friand de ‘tribute bands’. Cependant, les ‘canards électriques’ traînent derrière eux une solide réputation scénique. De quoi susciter l’envie de les connaître un peu mieux.
D’emblée, une excellente surprise nous attend : « Back’n’Forth », le nouvel opus du combo montpelliérain, ne compile pas des reprises d’AC/DC. Ouf ! Le vilain petit canard semble avoir décidé de prouver qu’il pouvait voler de ses propres ailes. Et pour y parvenir, ce n’est pas moins de quatorze compositions originales qu’il propose sur sa précieuse galette digitale. Evidemment, après avoir consacré quatre cent concerts passés à jouer les plus grands hits de la bande des frères Young, il doit subsister une énorme empreinte musicale chez l’oisillon palmipède survolté. Pourtant, la bestiole est bien loin de plagier ses idoles.
De leur ancienne dévotion pour la musique des géniaux Australiens, les canards sauvages ont gardé la formule magique du riff gagnant à tous les coups et la section rythmique plus carrée que le pantalon de ‘Bob l’éponge’. Et pour le reste, les Ducks jouent du Ducks. Chez eux, une voix originale et des chœurs travaillés épaulent un rock’n’roll costaud, qui swingue, bluese, boogie et groove. Des riffs mid-tempo invitant à taper du pied, des refrains entraînants à reprendre à tue-tête et des soli bourrés de feeling à mimer façon ‘air guitar’. Bref, du hard rock tout simplement.
A ranger bien au chaud sur l’étagère, entre les classiques d’AC/DC, des Angels, de Krokus, de Kix, d’Airbourne et de Rhino Bucket. Finalement non, ne le rangez pas. Laissez-le plutôt, dans votre platine laser ; et écoutez-le en boucle !

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