Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

logo_musiczine

Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Ora Cogan
The Cure

Firestarter

Écrit par - -

Elle s’est fait attendre, la petite Janelle. Ce dimanche 10 février, la nouvelle coqueluche de la Soul foulait enfin les planches d’une Orangerie sold out depuis des mois. Elle y présentait « The ArchAndroid », un premier album à l’effet feu d’artifice, combinant classe, énergie et originalité. Sur scène, Miss Monáe en fait voir plein les yeux à son public. Et la prestation de ce soir n’a pas dérogé à la règle.

Initialement prévu le 8 décembre dernier, le concert de Janelle Monáe (prononcer Moné) avait tout d’abord été annulé avant d’être finalement reporté de plusieurs semaines. Du haut de ses 25 ans, la chanteuse originaire de Kansas City avait pourtant bien tenu son engagement le lendemain à la Cigale de Paris, stage diving à l’appui. Rien de plus normal, donc, que ses fans belges l’attendaient au tournant, et de pied ferme.

20h30. A l’heure où les lumières de l’Orangerie s’éteignent, un maître de cérémonie tiré à quatre épingles, un haut de forme sur le crâne, entre en scène et s'adresse au public. Après une courte présentation, des images commencent à défiler sur le grand écran surplombant la scène. Un petit film mettant en scène la chanteuse marque le point de départ de la soirée.  S’ensuit un show digne de Las Vegas. Le band s’installe et entame une intro sur laquelle se meuvent trois silhouettes dissimulées sous de longues toges, dos à la scène. « Dance Or Die », la phrase est lâché ; et Janelle Monáe ainsi que ses deux danseuses envoient valser leur camouflage. Le public s’affole à la même cadence que les grosses caisses. La Texane est vêtue de son fameux costard blanc et noir ; et sa célèbre coiffure est toujours de circonstance. La starlette embraye, sans transition, d’une chanson à l’autre. « Faster » colle de près à « Locked Inside » tandis que sur scène défilent de drôles de créatures aux visages morbides et à la démarche de zombie. Un canon à confettis boucle les festivités d'un premier acte qui aura défilé à toutes vitesses. Les influences scéniques des Flaming Lips et de ses potes d’Of Montreal sont définitivement palpables.

Deuxième acte. Janelle revient sur l’estrade, sans artifice, pour la reprise de « Smile », le grand classique de Chaplin, suivi de « Sincerely, Jane », un extrait de son Ep « Metropolis ». La chanteuse invoque ensuite « Wondaland », ce lieu imaginaire autour duquel gravite son univers artistique. Retour au calme sur un « Mushroom & Roses » au cours duquel elle dévoilera une autre facette de son talent. Le micro à la main, et un pinceau dans l’autre, Janelle esquisse quelques formes et le mot « Love » sur une toile posée à ses côtés. Toile qu’elle cèdera à la fin du spectacle à un fan aux anges. Les cinq musiciens de la belle assurent comme des bêtes, notamment un guitariste accoutré d’un postiche à la André 3000 circa « Hey Ya ! ». A l’issue d'un solo à la gratte rondement mené, un déluge de ballons noir et blanc tombe sur le public, pour accompagner les premières notes de « Cold War », signifiant ainsi le début de la fin du show. Mais c’est, évidemment, son méga-tube « Tightrope » qui clôture sa setlist. Morceau pendant lequel elle mettra la salle à genoux, littéralement.

Un dernier pour la route. En guise de rappel, Janelle et sa troupe délivrent un « Come Alive (War Of The Roses) » résolument rock’n’roll. D’aucuns reprocheront à la demoiselle le côté bien trop millimétré de son spectacle, qui ne laisse aucune place à l’improvisation. Un manque de spontanéité pardonné par l’énergie incroyable de la petite qui, en une heure à peine, a mis le feu à l’Orangerie et a largement prouvé qu’elle en a dans le ventre.

(Organisation : Botanique)

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Janelle Monáe
  • Date: 2011-02-20
  • Concert Place: Botanique (Orangerie)
  • Concert City: Bruxelles
  • Rating: 0
Lu 2006 fois