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A fond les curseurs…

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Ce lundi 8 octobre, l’Orangerie s’attendait à trembler sous les coups de butoir de A Place to Bury Strangers (APTBS), un groupe issu de Brooklyn, dont le volume sonore dispensé lors de ses concerts, est considéré comme un des plus élevés, sur la scène rock. Une réputation qui n’est pas usurpée, et on va pouvoir le vérifier, ce soir…

Il revenait à la formation gantoise, Räpe Blossoms, d’ouvrir les hostilités. Le quatuor, monte sur l’estrade vers 20 heures. Leur set ne durera qu’une bonne demi-heure. Une prestation au cours de laquelle, ils sont venus défendre leur premier Ep, « Starving Vultures at 7-eleven ». Et manifestement, ils ne font pas dans la dentelle. Pourtant, on ne peut pas dire que les quatre musicos ont le physique de leur musique. Une musique bien dans la lignée d’APTBS. Pas pour rien que le combo a été choisi pour assurer le supporting act. Le show tient bien la route et intéressé, le public semble réceptif. Une belle découverte et surtout un groupe à suivre…  

C’est donc vers 21h que les choses sérieuses débutent. Oliver Ackermann (guitare/chant), Jay Space (batterie), Dion Lunadon (basse) débarquent sur le podium. Dès les premières notes ou plus exactement les premières sonorités, le trio new-yorkais annonce la couleur. Une coloration sombre, très sombre. Une chose est sûre, ils ne sont pas là pour rigoler. Leur musique est lourde, accablante, voire écrasante. Certains spectateurs ne parviennent pas à résister à ce mur de son, et désertent les lieux, parfois même soutenus par des proches. Pendant une bonne heure, nos tympans vont être mis à rude épreuve. Le climat est ténébreux, malsain. Stroboscopes, faisceaux lumineux ou projections d’images irradient le podium en alternance. Le tout est fréquemment voilé par un écran de fumée. Pas ou peu d’éclairage en front de scène. Si bien qu’on n’entrevoit les visages des musiciens que très épisodiquement. Pas de communication entre les musicos et la foule. Ils vivent dans leur trip. A Place to Bury Strangers enchaîne essentiellement les morceaux issus de « Worship », leur dernier elpee paru en juin. Les coups assénés par le drummer sur ses fûts sont meurtriers et hypnotiques. Les accords de guitare ainsi que la voix sont noyés sous des vagues de reverb’. Ackermann et Lunadon n’hésitent pas à se lancer dans des exercices de style bruitistes et expérimentaux, moments au cours desquels, ils se déchaînent en brandissant leurs grattes dans tous les sens, quand ils ne leur réservent pas un mauvais sort. Manifestement, ils ne sont pas trop attachés à leurs instruments. Et si on peut parfois leur reprocher d’en remettre une couche, les rares moments d’accalmie ont quand même permis quelque peu de souffler. Avant que l’expression sonore ne remonte en décibels…

Dévastateur, ce concert a confirmé la notoriété du groupe, comme un des plus puissants de sa génération. Ce qui ne les a pas empêchés de nous délivrer une excellente prestation…

(Organisation Botanique)

 

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