En ce dernier week-end de février, l’Ancienne Belgique était entièrement réservée (dévouée) à un ‘petit groupe’ belge : Arid. Samedi et dimanche, la (plus belle) salle de concert de la capitale affichait complet, soit 4 000 personnes pour les deux représentations de la formation du ‘Freddy Mercury’ gantois. Appréciable…
A titre de comparaison, Ghinzu, autre combo noir-jaune-rouge avait attiré autant d’aficionados, mais dans l’antre de Forest National et en une seule soirée (ce qui faisait un peu vide, il faut l’avouer). Mais revenons à nos ‘schapen’ (moutons en français).
En première partie, Roadburg, formation limbourgeoise, réussit à rassembler et à captiver plus de la moitié du public présent, en dispensant un mélange de jazz et d’indie alternatif. A revoir assurément! Il est 20h15, le band vide les lieux. Le rideau tombe ; et, c’est caché derrière ce voile que la suite se prépare, à l’abri des yeux indiscrets. Mmmm, surprise surprise ?
20 h 45, les premiers accords de « Something Brighter » retentissent. La lumière disparaît et au lever du rideau… pas de surprise, rien d’étonnant ! Ben pourquoi tant de mystères alors? Bon, pas grave ! Jasper est bien là, David Du Pré et sa guitare aussi et Steven Van Haevere est également présent derrière ses drums. Manque à l’appel le bassiste Filip Ros. Il a quitté le combo et est remplacé par Wladimir Geels ; le claviériste Luc Weytjens complétant le line up.
D’entrée de jeu, Jasper, très à l’aise, communique son énergie à ses fans, maniant aisément les deux langues nationales, s’excusant pour la présence des caméras (en vue de la réalisation d’un dvd) dans le public et invitant ses fidèles à battre des mains, à chanter et danser avec lui. Racoleur, le gaillard a du charisme à revendre et il gagne aisément son pari. La communion est totale, à tel point que lors de l’interprétation du futur tube « All that’s here is all that’s left », il descend de son estrade, s’invite au milieu de ‘son’ public pour partager encore plus ses émotions. Il n’y a pas à dire, il sait y faire. Quel charmeur le Jasper ! Tout au long du set, il volera la vedette à ses acolytes. Et l’auditoire n’aura d’yeux que pour lui, tantôt à la guitare, au piano et bien sûr au chant.
Pendant plus d’une heure et demie, Jasper, heu, Arid pardon, va nous proposer vingt titres, mêlant les succès 'classiques’ aux plages plus récentes du dernier opus (sortie ce 1er mars) pour le plus grand plaisir de la foule en délire. Car en ce qui concerne l’ambiance, on peut parler de délire. Assurément. Un summum ! Que du plaisir donc. Mais au top, on ne peut pas l’être constamment… Jasper va en faire la triste expérience à trois reprises. La première fois lorsqu’il massacre (et ce n’est pas peu dire) la splendide ballade « Mindless », chantant un ton en-dessous de ses musiciens (aïe aïe aïe, les oreilles). La seconde lorsqu’il se trompe de guitare, s’en rend compte, change d’instrument, s’excuse et recommence tout à zéro ; et enfin, la dernière, lors de l’ultime rappel, le batteur manquant précisément à l’appel (sans jeu de mots) !
Ces trois malheureux détails n’ont cependant pas gâché une superbe soirée où (presque) tous se sont régalés de la splendide voix d’un interprète hors du commun.
Organisation AB
(Voir aussi notre section photos)

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