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After The Crash

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Autant être honnête avec vous. L’image reproduite sur la pochette a souvent des répercutions tragiques sur ma vision première d’un album.

Pas de chance, dans le cas de celui-ci…

Passons donc sur la symbolique mystérieuse de cette mise en scène (on dirait un candidat de ‘Tout Le Monde Veut Prendre Sa Place’ perdu au Spirit 66) et attardons nous sur le contenu.

Du reste, l’intérieur du livret est plutôt réussi (j’omets volontairement de commenter les photos du ‘Band On The Wall’)

Mais si je veux être sympa (la question mérite tout de même d’être posée à la lecture de cet article), je devrais m’abstenir de parler musique.

Or, c’est mon rôle. Donc. Après une introduction calamiteuse digne d’une fête foraine ou d’un télé crochet désastreux, « Dream Land » s’enfonce très vite dans ce qui ressemble plus à un cauchemar.

Le reste n’est qu’à l’image du désastre déjà en cours.

Musicalement bouffi de solos de guitares indigestes (ah, oui, on peut s’extasier devant cet étalage de technique, mais c’est plutôt du genre à refroidir mes ardeurs) et de gimmicks vocaux pas très persuasifs, j’avoue avoir peiné à aller jusqu’au bout du long playing.

Intitulé « After The Crash » suite à un accident de la route, cet album conçu par Stélio Gollas, tête rêveuse se masquant sous ce drôle le patronyme de SixseveN, porte surtout bien son titre après écoute.

On pourra extraire « Lover Sky » de la grisaille (sans doute un soubresaut de bonté de ma part ou de compassion déplacée) mais il y a hélas bien plus de titres à évincer à coups de pied au cul.

Pourtant, le registre est étendu mais mièvre (au mieux) dans tous les cas de figures.

De la chanson française (un exemple : « Rendez Vous », véritable abomination) au Rock bourrin (un large choix de pistes) en passant par des incursions maladroites d’Electro trop révérencieuse, tout y passe.

Allez, je vous ai gardé le meilleur pour la fin (car j’ai quand même poussé l’écoute jusqu’au bout), soit « Psychose Métallique », dont le titre faisait craindre le pire, mais qui s’avère le meilleur moment de l’LP, balancé dans une ambiance sombre plutôt réussie. (NDR : ce n’est ni Woven Hand ou les Swans, mais c’est pas mal quand même).

Et enfin « This Night » qui clôt de manière plus convaincante ce coup d’essai.

Pour le reste, si le mariage improbable entre For Non Blonde et Pierre Rapsat avait pu donner naissance à un avorton, on peut imaginer qu’il prendrait la forme de SixseveN les soirs de pleine lune.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: SixseveN
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Autoproduction
  • Date: 2013-09-01
  • Rating: 1
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