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Stereolab
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S/T

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La beauté secrète d’une narration abstraite réside dans le niveau de perception de chacun mais aussi selon l’humeur du moment.

Tenez donc compte de ces paramètres avant de plonger tête première dans cette œuvre.

Assemblant leurs visions en un jeu de miroirs auditifs, Jean DL et Sandrine Verstraete dessinent un labyrinthe majestueux où les trompe l’oreille se détachent sur des surfaces mutantes aux aspects confondus.

Alors que s’impriment et se juxtaposent les premières images paresseuses, translucides comme un rêve, au revers de l’imagination, l’aiguille caresse et rebondit au creux de ce sillon, qui lentement s’insinue au cœur de l’audition.

Attentive aux détails et bercée par ces ambiances fantomatiques, la bande son construit peu à peu le film dans lequel tour à tour, on se débat, se dissout ou continue de naviguer.

Car le travail dont il est question ici ne s’appréhende pas distraitement.

S’il est question de poésie, celle-ci est opaque, rêche, volontairement dérangeante.

Comme du Baudelaire sous acide ou du Poe distillé au travers de multiples parasites.

Les contours sont évanescents, comme autant de flous gaussiens dans un univers urbain hanté.

Le résultat est forcément hors norme et répond aux propres codes du couple, au-delà du duo.

Lui, préposé à la guitare, préoccupé par la capture de fragments d’échos sur un mur ondoyant ; elle, peignant l’imaginaire sur de vielles bandes magnétiques passées, repassées, trépassées, dans des lecteurs d’une autre époque, renvoyant à d’autres mondes.

Soulignons aussi la photographie de l’artiste belge Dirk Braeckman qui, pour illustrer ce très bel objet, fige un instantané de cet univers cinématographique solitaire.

L’écoute de « S/T » doit être exempte de toute contrainte quotidienne.

Affranchie de l’enveloppe du temps, détachée du présent.

Exaltant!

 

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