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Sziget Festival 2012 : vendredi 10 août

Écrit par - Ludovic Delmée et Sébastien Leclercq -

Aujourd’hui, on a intérêt à se montrer un peu plus pro. En fait, la veille, après le festival, nous nous sommes aventurés dans les ‘ruin bars’ du district VII. Les Hongrois adorent ces endroits, car ils leur rappellent leur enfance sous le régime communiste. Ces ‘ruin bars’ sont installés dans de vieux immeubles à l’abandon ou destinés à la rénovation. Le public les fréquente volontiers, car chaque soir ils s’ouvrent aux expositions, projections ou encore concerts. Le tout, bien évidemment, en prenant une consommation. (NDR : ou deux voire davantage, comme l’ont appris à leurs dépens, vos serviteurs)

Si vous êtes intéressés, les sites http://www.ruinpubs.com et http://www.district7.hu/ vous fourniront toutes les infos nécessaires. Dont l’octroi d’un passeport D7 qui permet de bénéficier de ristournes lorsque vous devenez des clients assidus.

Bref, revenons à notre festival car l’affiche de ce vendredi est trop alléchante pour rester au lit à ‘cuver’.

A l’instar de The XX qui est programmé dans tous les grands festivals. Il s’était ainsi produit dans le cadre du dernier T/W. Suite au départ de Baria Qureshi, le line up est réduit à un trio. Le set des jeunes londoniens s’ouvre tout en douceur par « Angels », un titre issu de leur nouvel album « Coexist ». Et déjà la musique nous transporte. Suffit de fermer les yeux et de se laisser guider. Une chose est sûre, The XX porte bien son patronyme, car leur show baigne au sein d’un climat sensuel. Qui déteint dans l’auditoire. Les couples s’enlacent et s’embrassent sur leur premier tube « Intro », balancé en fin de set. « Tides » et « Stars » viennent clôturer une prestation de toute beauté. Les voix lymphatiques de Romy Madley Croft et Oliver Sim sont pourtant très différentes. Elles semblent sortir d’un même réveil difficile ou d’une fin de coma. Mais sont très complémentaires. Tout comme cette ligne de basse et ces synthés qui se rejoignent dans la candeur et les tonalités cold des 80’s.

Les Stone Roses se produisent ensuite sur le même podium. Originaire de Manchester, cette formation insulaire alternative a connu ses moments de gloire, au début des 90’s. Avant de se séparer en 1996, pour enfin se reformer cette année. Ce groupe est toujours adoré en Angleterre. Et les aficionados insulaires sont nombreux à avoir fait le déplacement pour assister à un de leurs concerts, car les premières dates mancuniennes, sont toutes sold out. La moyenne d’âge est d’ailleurs sensiblement relevée. Le set démarre en force par leur tube, publié en 1991, « I Wanna Be Adored » (NDR : ben tiens !), une compo qui figurait sur leur premier elpee. Ian Brown n’arrête pas de faire le pitre. Sa voix est monocorde et plombe parfois l’atmosphère. Mais les fans britanniques n’en ont cure. Ce sont eux qui vont entretenir la flamme durant toute la prestation. On a même parfois l’impression qu’ils soufflent les paroles à Brown. Il est vrai qu’il partage pas mal de points communs avec Liam Gallagher, et notamment le look et l’attitude désinvolte. L’engouement manifesté par tous ces Anglais me fait d’ailleurs davantage penser à celle d’un stade de foot qu’à un concert de qualité. Mais ce type d’ambiance de ‘stadium band’ est surtout à apprécier sur le moment.

Setlist : I Wanna Be Adored, Mersey Paradise, (Song for My) Sugar Spun Sister, Sally Cinnamon, Ten Storey Love Song, Where Angels Play, Shoot You Down, Fools Gold, Something’s Burning, Waterfall, Don’t Stop, Love Spreads, Made Of Stone, This Is the One, She Bangs The Drums, I Am The Resurrection

Ce soir nous décidons d’aller nous promener sur l’île. De manière à mieux nous imprégner de l’environnement. L’étendue du site est impressionnante. Pas seulement à cause des podiums et des stands, mais aussi des villages. Le Hungarian Village nous invite ainsi à découvrir les us et coutumes locales. Des jeunes s’extasient devant un Hard Rock café ou un Chuck’n’bar, dressés en plein air. Au coin d’une rue, une grande piste de danse reggae a été improvisée. Sans oublier les combats de Sumo, les sauts à l’élastique, le bar qui s’élève à plus de 50 mètres de hauteur ou encore cette grande roue animée par des projections géantes. Si vous avez envie d’y jeter un coup d’œil, c’est ici  

De notre côté, promis, plus d’excès cette nuit. On reprend ainsi sagement le bateau à l’arrière du site. On s’accorde une dernière balade bucolique le long des rives du Danube. Et surtout on profite d’un arrêt pratique de ce même bateau à proximité de notre hôtel. Histoire de bosser plus rapidement sur nos comptes-rendus, et d’être plus frais et dispo pour le lendemain.

(Voir aussi notre section photos ici)

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2012-08-10
  • Festival Name: Sziget
  • Festival Place: Ile d’Óbudai
  • Festival City: Budapest
  • Rating: 0
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