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Festival Sziget 2012 : jeudi 9 août

Écrit par - Ludovic Delmée et Sébastien Leclercq -

C’est déjà la 3ème fois que nous débarquons dans la magnifique ville de Budapest. Le vol direct Charleroi-Budapest nous permet d’atterrir dans la matinée. Arrivés sur place, à l’aéroport, nous empruntons le train qui nous amène au centre de la Capitale, puis le métro et ensuite traversons à pied le fameux pont métallique qui enjambe le Danube pour enfin rejoindre l’emplacement qui s’étend sur près de 80 hectares : l’île d’Óbudai.

Parvenus à destination, rien ne nous freine, même pas la canicule. Après avoir vécu une bonne moitié d’été pourri en Belgique, les 30° ont de quoi surprendre. Et nous rendre le sourire. Les organisateurs ont cependant pensé à tout, vu la chaleur. Sur l’île, des vaporisateurs d’eau ont été installés. Et en particulier sur les sites des plus grandes scènes, afin de rafraîchir les festivaliers déchaînés, en sueur et les préserver des éventuels malaises.

On se dirige vers le podium Pop-Rock Main Stage (NDR : dont l’espace réservé à l’auditoire peut atteindre les 45 000 personnes) pour assister au concert de Maxïmo Park. Un groupe fondé en 2000 du côté de Newcastle. Leur pop/rock s’inscrit dans la lignée des Franz Ferdinand ou autres Arctic Monkeys. Leur  patronyme est inspiré du Maximo Gomez Park, situé à La Havane, quartier général des révolutionnaires cubains. Mais après avoir réalisé un carton grâce à leur opus « A Certain Trigger », disque qui a d’ailleurs été plébiscité pour le Mercury Prize, en Angleterre, l’engouement suscité par la formation est quelque peu retombé. Et le set va connaître une même courbe descendante. Après avoir opéré un début en force, l’intensité va progressivement s’estomper. Pourtant, le chanteur Paul Smith et le claviériste Lukas Wooller se démènent sans compter. Mais en cette fin d’après-midi, le public est encore sur la réserve…

Lorsqu’un festival compte plusieurs scènes, il est de bon ton d’en changer régulièrement. D’autant plus que Friendly Fires se produit sur la A38. On ne change pas trop de style, puisqu’il s’agit à nouveau d’un ensemble insulaire. Leur carrière est quand même plus courte. D’ailleurs, leur premier elpee a été réédité mi-2009. En novembre 2008, il avait même fait forte impression dans le cadre du festival des Inrocks, au Splendid de Lille (NDR : voir notre compte-rendu ici ). L’an dernier, il a publié "Pala", une œuvre dont le titre est tiré du nom d'une île dont parle l’auteur anglais Aldous Huxley, dans son roman "Island". Dès le début des hostilités, Ed Macfarlane se déhanche. Réaction instantanée, les filles commencent à crier. Les musiciens sont déchaînés et le public se met à danser. Quoique discrets, les cuivres sont particulièrement efficaces, de manière à ce que le show ne connaisse aucun temps mort. C’est d’ailleurs là toute la différence avec un ‘similar band’ comme The Rapture. Et ravi, l’auditoire en redemande. Bref on a déjà vécu un tout grand moment de cette édition 2012.

Un festival, c’est aussi parfois des choix cornéliens à opérer dans le programme. Aujourd’hui ce sera entre Korn et Shaka Ponk. Ils jouent à la même heure. Comme nous avions déjà assisté au spectacle des Français, notre choix s’est donc porté sur les metalleux californiens.

Dès le début du set, on se rend compte que le public est chaud. Il faut dire qu’il commence fort par "Divine", un extrait du premier long playing. Jonathan, le leader, s´accroche à son pied de micro (NDR : unique exemplaire forgé pour l’anecdote par l´artiste suisse H.R Giger). Sa voix nous transperce. Dans la foule, ça pogote sec et tous azimuts, même au bout du site. A la basse, on distingue vaguement un mec bodybuildé. Il est torse nu. Fieldy aurait-il enfin suivi un régime ? La deuxième partie du concert est davantage consacrée au dernier opus "The path of totality". Plus électro, ce disque, constitue un virage à 180° dans le style musical du combo. Pour la circonstance, Korn avait reçu le concours de grands noms du Dubstep comme DJ ‘Skrillex’, mais aussi de Kill The Noise » et Noisia. La nouvelle formule semble plaire à l’auditoire. Les aficionados se mettent à danser et des circles se déclenchent sur des titres comme « Narcissistic Cannibal » ou le remix de « Get Up ». En fin de parcours, le quartet nous livre une reprise d’« Another brick in the wall » du Floyd, moment choisi par le drummer pour se réserver un solo. Et pour bien sceller la communion entre le groupe et le public, le chanteur et le guitariste prennent bien le temps de le saluer…

(Setlist : Divine, Predictable, No place to Hide, Good God, Narcissistic Cannibal, Kill Mercy Within, Chaos Lives in Everything, My wall, Get Up, Way Too Far, Here to stay, Freak on a Leash, Falling Away From Me, Another Brick in the Wall, Shoots and Ladders / One, Got the Life, Blind)

On jette un œil au spectacle d’Emir Kusturica & The No Smoking Orchestra qui se produit sur l’estrade de l’OTP Bank World Music Party Main Stage (NDR : la scène World est la deuxième plus importante du Sziget et accueille un peu tous les genres musicaux issus de tous les continents, célébrant un grand brassage culturel). Le Serbe est surtout notoire comme cinéaste. Souvenez-vous de « Chat noir, chat blanc », long métrage un peu loufoque dont une partie de l’action se déroule justement sur le Danube ! Mais si vous souhaitez mieux connaître le collectif, je vous invite à vous procurer le documentaire qui retrace leur parcours, « Super 8 stories », même s’il remonte à 2001. Ou encore le Dvd immortalisant leur concert accordé le 5 mars 2005 a Buenos Aires. D’ailleurs, ce soir, une bonne partie du set se révèle résolument gipsy-punk.

Cap vers d’autres horizons, sur la recommandation de mélomanes locaux. Et en particulier la magyar zenei nagyszinpad (NDR : traduction dans la langue de Molière : scène musicale hongroise). Les vedettes nationales Kiscsillag sont à l’affiche. Il est plutôt fascinant de voir le jeune public local scander des paroles qu’il connaît par cœur. A cet instant, on se dit vraiment que c’est pour ce genre de moment aussi qu’il faut venir au moins une fois dans sa vie au Sziget.

Et pour celles et ceux qui n’ont pas eu la chance de se rendre au Sziget cette année, il est possible de consulter une retransmission en ‘live’ du festival via Youtube (voir ici ). Les artistes qui se produisent sur les plus grandes scènes, Pop/Rock, Musique Festive du Monde et la A38, y sont proposés…

(Voir aussi notre section photos ici)

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2012-08-09
  • Festival Name: Sziget
  • Festival Place: Ile d’Óbudai
  • Festival City: Budapest
  • Rating: 0
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