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Cactus 2013 : vendredi 12 juillet

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Il s’agit déjà de la 32ème édition du festival Cactus. Un festival qu’on savoure d’autant plus quand le temps est clément. L’an dernier, sous la pluie, qui s’est abattue presque continuellement les deux premiers jours, personne n’avait vraiment envie de rigoler. Ni les artistes, ni le public et encore moins les organisateurs. Ce week-end on annonce du soleil. Donc l’affluence devrait dépasser les 20 000 âmes. Suffisant pour un événement convivial, limité à une seule scène, chaque prestation étant séparée par une pause d’une demi-heure, et le dernier concert s’achevant à 1 heure du matin. Bref, cette année, votre serviteur a choisi de se rendre à Bruges, le vendredi et le samedi. Et place d’abord au premier jour. Il fait un peu frisquet, mais pas de flotte, c’est l’essentiel…

En débarquant vers 18h45, je ne pouvais assister au set de Blaudzun. Et celui de Pinback vient de débuter. Pour bien connaître cette formation californienne (issue de San Diego, pour être plus précis), il faut être un véritable aficionado. Fondé en 1998, le band compte 5 albums et une volée d’Eps, à son actif. Mais participe également à de multiples projets. Et il y en a tellement qu’on éprouve parfois des difficultés à s’y retrouver. D’autant plus qu’une belle volée de musiciens a également transité par le line up du band. Mais Pinback c’est avant tout Armistead Burwell Smith IV et Rob Crow (ce dernier s’est élagué la barbe !) Compositeurs, chanteurs et multi-instrumentistes. Sur les planches, Smith se charge de la basse et Rob de la guitare. Et ils sont soutenus par Chris Prescott, aux drums. Leurs morceaux sont saupoudrés d’effets électroniques judicieusement dispensés. Sur disque, l’aspect rythmique est moins évident et la musique s’avère assez complexe. Mais en ‘live’, si la solution sonore demeure élaborée, le concours d’un batteur énergique et la conjugaison des superbes voix, rend les mélodies plus contagieuses. Des voix qui sont parfois soulignées par les cordes, un peu comme Rory Gallagher le faisait chez Taste. En fin de parcours, Crow (NDR : qui doit avoir vidé un demi bac de bières et bien entamé une bouteille de gnole), descend dans le public et fonce jusque la table de mixage. Le fil était trop court, sans quoi, il courait jusqu’au canal pour se rafraîchir. Une belle entrée en matière, donc…

Daan a donc décidé de chanter dans la langue de Molière. Et en particulier sur son dernier album, « Le Franc Belge », sur lequel il lui réserve (NDR : le français !) une majorité de compos. C’est la première fois que j’assiste à un concert de l’ex-Dead Man Ray. Il est accompagné d’un backing group. Un violoncelliste/bassiste (Jean-François Assy), un trompettiste/claviériste, un guitariste soliste (NDR : il a milité au sein du backing group d’Arno), un claviériste ainsi qu’une drummeuse (NDR : en l’occurrence Isolde Lasoen), également préposée aux backing vocals. Et franchement ses interventions vocales sont superbes. La voix de Daan est rocailleuse. Parfois elle me fait penser à Bashung. Tout comme certaines de ses compositions. Encore que lorsqu’elles baignent dans un climat plus jazzyfiant, le spectre d’Yves Montand se met à planer. Sous une forme plus kitcsh, elle lorgne alors vers Divine Comedy et plus structurée, cinématique, elle nous renvoie aux Triffids voire à Calexico, sans l’aspect latino. Bien équilibré, le concert est presque irréprochable. Un bémol ? Oui, le recours au synthé que tripatouille Jeroen Swinnen. Pas toujours une bonne idée. A contrario des rares solos de trompette dispensés par Jo Hermans, de toute grande classe. Les sonorités d’orgue ou de piano collent bien mieux à la musique de Daan. Alors pourquoi ne pas davantage les explorer ? Lors du rappel, alors on comprend mieux, car le band va enflammer le public à l’aide de deux titres électro-dance, « Swedisch Designer Drugs » et « Housewife ». Manque pas grand-chose pour que Daan suive les traces d’Arno…

Thurston Moore et Kim Gordon se sont donc séparés ; ce qui risque fort de mettre un terme à l’aventure de Sonic Youth. D’autant plus qu’il a déjà monté différents projets depuis. Le dernier en date ? Thurston Moore & Chelsea Moving Light. Un quatuor dont le line up ressemble fort à celui de son groupe mythique. Il y a même une bassiste. Cependant, elle ne chante pas. Et elle doit mesurer à peine 1m50. La formation a publié un disque éponyme, le printemps dernier. Paraît qu’il est assez calme. Ne m’en demandez pas plus, il est sans doute réservé à l’élite médiatique. Mais venons-en au set. Moore semble avoir retrouvé une seconde jeunesse. On a l’impression qu’il a repris les choses là où il les avait laissées, 25 ans plus tôt. Pensez à « Daydream nation », paru en 1985 voire à « Dirty », gravé en 1992. Ou alors à son elpee solo, « Psychic hearts », qu’il avait commis en 1995. Sur les planches, les deux grattes libèrent des sonorités crépitantes, bringuebalantes, distordues, malsaines, vivifiantes, chargées de feedback mais qui rattrapent constamment le fil mélodique au moment où on pense qu’il est définitivement perdu. Quant à la section rythmique, elle fédère toute cette énergie pure et sans concession. Elle vous percute de plein fouet et électrise tous vos sens. Une remarquable prestation au cours de laquelle on épinglera une cover du « Empire of time » de 13th Floor Elevators ; sans oublier le petit rappel, que le quatuor va consacrer à une nouvelle compo et un titre que Samara va parcourir de son violon, après avoir abandonné sa quatre cordes…

Plus d’une vingtaine de musiciens (NDR : peut-être 25) montent sur l’estrade. Très classe, il faut le reconnaître. Chemise blanche, cravate et costard noirs pour les hommes. Robe de même teinte mais gaufrée, pour Noémie Wolf, particulièrement élégante dans cette tenue. Elle s’installe au milieu de la scène. Et puis on va vivre un moment empreint de magie, né de la rencontre entre les musiciens plus pop/rock (basse, guitare, drums, percus) et l’orchestre symphonique (violons, violoncelles, cuivres). Bien sûr, Hooverphonic revisite ses plus grands tubes (“Jackie cane”, “Mad about you”, “2 wicky”, “Eden”, “World is mine”, “Sometimes”, “Vinegar & salt”, etc.), mais ces versions prennent une toute autre dimension, sous cette forme. Anecdote cocasse, le moment au cours duquel les violonistes se mettent à chanter dans leur instrument. Bref, le travail opéré par Rayond Geerts et surtout Alex Callier mérite un coup de chapeau, tant les arrangements sont soignés, et mettent en exergue la superbe voix de Noémie. On ferme les yeux et on laisse couler la musique, comme un long fleuve tranquille. Beau !

Il est 1h10 du mat’ et il est temps de rentrer, d’autant qu’il y a une petite heure de route à se farcir. A demain !

Organisation : Cactus Club (Bruges)

(Voir notre section photos ici)

 

 

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2013-07-12
  • Festival Name: Cactus
  • Festival Place: Minnewaterpark
  • Festival City: Bruges
  • Rating: 0
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