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Cactus 2013 : samedi 13 juillet

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En cette deuxième journée, le soleil est au rendez-vous. Je suis encore sous le charme de la délicieuse soirée vécue la veille et bien conscient qu’une telle situation se répète rarement deux jours de suite, lors d’un festival. Quatre excellents groupes d’affilée, il y a de quoi pavoiser. Mais aujourd’hui, il y a Calexico. Ce sera la 3ème fois que j’assiste à un de leurs sets, en 10 mois. Et à chaque prestation, la qualité va crescendo. On verra donc de soir…

En rentrant vers 2h30, la veille, un temps de récupération plus long s’imposait pour votre serviteur. Aussi, je n’ai pas assisté aux prestations d’Isbells et de Ghostpoet, et débarque au moment ou celle des Raveonettes commence. C’est en 2003 que je les avais interviewés, dans le cadre du festival des Inrocks. Sune Rose Garner et Sharin Foo drivent toujours le band et sont soutenus par un drummer qui se charge également de la boîte à rythmes. Le début de parcours est un peu brouillon et privilégie la puissance sur le dynamisme. Aussi, il faudra 4 à 5 morceaux avant que le trio ne trouve la bonne carburation. Mais à partir de cet instant, la sauce va commencer à prendre. Sune et Sharin sont chaussés de lunettes fumées. Le premier est coiffé d’une casquette de baseball. Devant eux, on remarque la présence d’un impressionnant éventail de pédales de distorsion. Les deux musiciens changent ou s’échangent leur gratte presque à chaque morceau, pour donner davantage de relief à chacune de leurs compos. Sharin, dont la coloration des cheveux en blonde patinée commence à s’estomper à la racine, opte aussi parfois pour la quatre cordes. Les sonorités bourdonnantes produites par les grattes rappellent le plus souvent Jesus & MaryChain, même si elles empruntent parfois une coloration plus surf. Réverbération, feedback, rien n’est épargné au traitement électrique, mais toujours sur un même ton, et en couches, pendant que le drummer frappe métronomiquement ses fûts, un peu comme Nick Knox, quand il sévissait chez les Cramps. La conjugaison des deux voix sont superbes, angéliques, et rappellent les Everly Brothers voire les Ronettes. Sympathique !

Vers 18 heures, Depedro accorde un set acoustique en backstage. En fait, il s’agit de Jairo Zavala, guitariste qui accompagne régulièrement Calexico, en ‘live’. Il vient de sortir son album « La increíble historia de un hombre bueno ». Il est parfois soutenu par Jacob Valenzuela, à la trompette. Une petite demi-heure, ma foi, rafraîchissante.

Michael Kiwanuka et son band débarquent sous la même configuration que l’an dernier dans le cadre des Inrocks. Il s’accompagne à la guitare. Sèche ou électrique suivant les circonstances. Il possède une voix remarquable. Très soul. Les musicos de son backing band sont manifestement talentueux. Et plus énergique que la dernière fois, la première partie du spectacle, lorgnant parfois vers Booker T., ne me déplaît pas trop. Puis à mi-parcours, les compos retombent dans les ballades mielleuses. Pas vraiment ma tasse de thé !

Bonnie Raitt est âgée de 63 balais. Aussi bien en photo qu’en live, on est d’abord impressionné par sa chevelure rousse, même si aujourd’hui, une mèche grise lui traverse la crinière. Plus de 4 décennies qu’elle roule sa bosse. Au cours de sa carrière, elle a décroché 10 Grammy Awards. Socialement et politiquement engagée, elle est considérée par le magazine Rolling Stone comme une des 50 meilleures chanteuses et 100 meilleur(e)s guitaristes de l’histoire du rock. Pour sa nouvelle tournée, elle est soutenue par de grosses pointures. Soit l’ancien membre des Beach Boys, Ricky Fataar aux drums, les fidèles George Marinelli à la guitare (dans le passé, il a quand même bossé pour Bruce Hornsby et Art Garfunkel) et Hutch Hutchinson (son cv est ahurissant ; il a ainsi notamment côtoyé Bryan Adams, Ryan Adams, Jackson Browne, The Chieftains, Joe Cocker, Crosby, Stills, Nash & Young, The Doobie Brothers, Al Green, Etta James, Ziggy Marley, Willie Nelson, les Neville Brothers, Ringo Starr, Brian Wilson et Link Wray…) à la basse. Sans oublier la collaboration du légendaire claviériste Mike Finnigan, spécialement invité pour ce périple ; un vétéran au curriculum vitae tout aussi impressionnant, puisqu’il a notamment participé aux sessions d’enregistrement de l’album de Jimi Hendrix, « Electric Ladyland ». Et il a amené son Hammond ! Fallait s’y attendre, l’auditoire à cet instant est essentiellement composé de soixante-huitards. Jean-Claude, notre spécialiste en blues, aurait certainement été mieux inspiré que votre serviteur, pour décrire ce concert. Les musiciens sont extrêmement brillants. Leur hybride de blues-folk-soul-rock-r&b (le vrai, le millésimé !) est irréprochable. La voix de Bonnie est âpre, chaleureuse et sensuelle. La setlist regorge de reprises consacrées à des classiques : Gerry Rafferty (“Right Down the Line”), John Hiatt (“Thing called love”), Bob Dylan (“Million Miles”), et bien d’autres. Entre les morceaux, Raitt raconte quelques anecdotes. Parfait ! Sauf que votre serviteur n’est pas parvenu à accrocher. Désolé !

Pour la troisième fois que j’assiste à un concert de Calexico en 10 mois, j’avais un peu envie de participer à la fête et me suis approché du podium. Une bonne idée, car le show du groupe a carrément été exaltant. Première constatation Paul Niehaus, le jouer de pedal steel est absent. Il tourne en compagnie d’un autre artiste. Et est remplacé par Jairo Zavala. Ce dernier a sans doute enfin compris son rôle, car au lieu de booster les compos de sa gratte électrique, et d’en remettre chaque fois une couche, comme à l’AB, il va les affuter, les bichonner, en se consacrant davantage à la steel guitar. Joey est en forme, et harangue la foule. Sa voix est empreinte de douceur et de ferveur. Wenk et Valenzuela caressent régulièrement l’expression sonore de leurs cuivres mariachi pendant que John balaie le tout de ses drums, alors que régulièrement, le claviériste/pianiste se lance dans de belles envolées cubaines. Wenk semble de plus en plus à l’aise au sein du combo et vient régulièrement jouer de l’accordéon en front de scène. Quant au contrebassiste/bassiste, il pulse le tout de ses accès convulsifs. Ne m’en demandez pas plus, j’ai été pris dans cette ambiance latino et ne me suis pas occupé des morceaux proposés. C’est rare, mais ça arrive et je ne m’en plains pas. Une chose est sûre, ils s’emboîtaient à merveille. Et pas de quoi reprocher au combo de ne pas avoir accordé de rappel, puisque leur set a débordé de dix bonnes minutes… Olé !

Ozark Henry ? Je me souviens qu’à ses débuts, Daniel B. m’avait filé son tout premier album. Et j’avais alors pris de soin de souligner le talent et la créativité de Piet Goddaer, alors illustre inconnu, à travers une chronique. Depuis il a fait du chemin et n’intéresse plus qu’un public mainstream. Et puis comme je ne voulais pas gâcher le plaisir pris après le show mémorable de Calexico, j’ai préféré m’éclipser…

Organisation : Cactus Club (Bruges)

(Voir notre section photos ici)

 

 

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2013-07-13
  • Festival Name: Cactus
  • Festival Place: Minnewaterpark
  • Festival City: Bruges
  • Rating: 0
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