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Cactus Festival 2018 : samedi 14 juillet Spécial

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Nous sommes le 14 juillet. Soit le jour de la fête nationale en France. Mais surtout, les Diables Rouges rencontrent l’Angleterre, pour tenter de décrocher la troisième place, dans le cadre du la Coupe du Monde de football. Et tout est prévu, pour assister à ce match, diffusé sur grand écran, sur le site du festival… Bon n’oublions pas quand même, le programme musical…

tUnE-yArDs nous vient de Nouvelle-Angleterre (NDR : c’est au Nord-est des States !) et se produit un peu après 15 heures. Il s’agit du projet de Merril Garbus, dont la musique, hybride, dansante, imprévisible, foutraque, ludique et complexe, est contaminée par l’électro, le hip hop, le folk, le funk, le r’n’b et la world. Entre autres. Vu l’avis émis par Nick, le correspondant néerlandophone, le set était aussi intéressant qu’original. On en prend note et on reviendra certainement revoir la multi-instrumentiste et ses acolytes, dès qu’elle revient près de chez nous. Et désolé également pour Interglactic Lovers, dont le show, programmé en pleine rencontre de l’équipe nationale, est également passé à la trappe.

Parmi les hipsters, Sampha est considéré comme le nouveau Messie. Ce Britannique a remporté le prix ‘Mercury’, en 2017 pour son premier opus, « Process ». L'artiste a milité chez SBTRKT et s’est forgé une notoriété comme producteur, bossant notamment pour Kanye West, Solange, Drake et Jessie Ware. Hormis la fin de parcours bien plus percussive et percutante, son cocktail sophistiqué entre r’n’b et électro, proche de l’univers d’un WWWater, s’est révélé un peu trop terne ; sa voix plus grave que sur disque, accentuant cette impression. Pas terrible, quoi !

Charlotte Gainsbourg est toujours parvenue à s'entourer de bons producteurs et auteurs-compositeurs tels que McCartney, Beck, Jarvis Cocker, Daft Punk ou Air. Mais elle se produit rarement en concert. Et pourtant, elle est partie en tournée avec un groupe, pour défendre « Rest », son nouvel elpee. Avant que la formation ne grimpe sur l’estrade, on remarque la présence de 10 cadres, dont les contours sont dessinés par des néons blancs et au cœur desquels sont tendus des moustiquaires. Etrange… Les musicos débarquent. Il y a un drummer, installé de biais, dont le kit de batterie est transparent. Il arbore une longue chevelure comme les métalleux. A droite de l’estrade, s’est planté un claviériste, qui va, circonstanciellement, se reconvertir en guitariste ou en bassiste, et assurer certains backing vocals. Et puis un bassiste, qui va aussi, suivant les morceaux, passer à la six cordes. Enfin, un drôle de bidouilleur. Constamment agité, il se sert d’un synthé et surtout d’une drôle de machine. Verticale, elle ressemble à un tableau de contrôle aéronautique. Sans oublier un chanteur, dont le falsetto est absolument impeccable, et qui soutient parfaitement la voix de Charlotte, pas toujours clairement audible. Charlotte rejoint ses musiciens. Elle s’assied derrière un clavier et l’encadrement central. Tous sont vêtus de pantalons noirs et de t-shirts blancs, sauf Charlotte. Elle a opté pour la tenue en jeans. Y compris la veste, comme ses musicos, mais que la plupart vont abandonner en cours de set. Le show s’ouvre par « Lying with you », un extrait de son dernier opus. La majorité des titres proposés seront d’ailleurs issus de cet elpee. Avant « Sylvia Says », Charlotte rend hommage à la poétesse Sylvia Plath. Lorsqu’elle n’est pas derrière le micro, l’artiste se lève et empoigne le micro à deux mains. Sa fragilité et sa timidité sont déconcertantes. Mais le sommet du concert est atteint par « Deadly Valentine ». Elle s’assied sur une estrade, regarde la foule. Puis se relève et participe activement à cette superbe et longue version qui va s’achever dans le psychédélisme. Veste à la main, elle interprète « Kate », en hommage à sa sœur disparue ; mais dans le cadre du fond. Un peu comme une mannequin occupée de poser pour les photographes. Et lors de cette chanson, les interventions au micro du chanteur falsetto sont remarquablement complémentaires. C’est de retour au piano qu’elle attaque « Charlotte forever », une chanson signée par feu Serge, son paternel. « Les oxalis » flirte carrément avec le disco, mais dans l’esprit de Georgio Moroder. Mais c’est lors de la cover de Kanye West, « Runaway », qu’on se rend vraiment compte que lorsqu’elle n’est pas chuchotée, sa voix ressemble terriblement à celle de sa mère, Jane Birkin. Attendrissant ! Et le set de s’achever par la compo la plus controversée de Gainsbarre, « Lemon incest ». Un concert de bonne facture, au cours duquel on a pu se rendre compte de l’excellence des musiciens qui constituent son backing group.

Il y a un monde fou pour le concert d’Arsenal. Il doit y avoir 10 000 personnes dans la plaine. Quelques problèmes techniques retardent le début du spectacle. Mais quel spectacle ! Surtout les trois premiers quarts d’heure. La troupe (NDR : une bonne dizaine en tout, dont trois choristes) va mettre le feu sur le site, grâce à une musique dynamisée par des percus singulièrement efficaces. Sans oublier le son de la guitare très eighties, dispensé dans l’esprit d’un Sad Lovers & Giants. Parfois, lorsque les chœurs féminins atteignent toute leur puissance, on ne peut s’empêcher de penser à Abba voire aux Spice Girls. Toute la foule danse et veut participer à cette grande fête. Même quand John Roan chante un titre dans un portugais approximatif. Le public entre en délire lors des finaux « Temul » et « Lotuk » ; mais là on est passé dans le registre électro pouète-pouète. Enfin, pourvu que le peuple s’amuse…

On ne s’attardera pas trop sur la prestation d’Emeli Sandé qui a clôturé le samedi. Après un excellent premier morceau intitulé « Heaven » (NDR : c’est son single !), le soufflé est rapidement retombé. Et malgré le concours de 13 musiciens, la suite s’est révélée sans âme… A demain !

(Organisation : Cactus Festival)

Voir photos sur le site nl ici

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2018-07-14
  • Festival Name: Cactus Festival
  • Festival Place: Minnewaterpark
  • Festival City: Bruges
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