Du mercredi 18 au samedi 21 février, le Botanique accueillait la 9e édition de la Boutik Rock. Un rendez-vous devenu incontournable pour les amateurs et les professionnels. Et pour cause, ils ont l’opportunité de se rencontrer. Une initiative du ministère de la Communauté Française. Pour cette nouvelle édition, la programmation pop/rock avait été élargie aux formations de hip hop ou plutôt –devrais-je dire– de ‘musiques urbaines’.
Etre sélectionné parmi les groupes belges émergents, c’est une sacrée aubaine. Une opportunité destinée à séduire, non seulement un public curieux et friand de nouveautés, mais surtout à inciter les organisateurs belges et étrangers, qui se sont déplacés pour la circonstance, de programmer ces groupes au cours de l’année. Une des rares initiatives servant à promouvoir la musique dans un lieu reconnu …
Pendant quatre soirées, 7 groupes se sont relayés entre la Rotonde et l’Orangerie. Hormis The Moon Invaders, venu confirmer la puissance de son ska, ces groupes en devenir offrent de belles perspectives à la musique made in Belgium. On soulignera la diversité des genres : le metal de Suicide of Demons, les ensembles festifs Balimurphy et Pablo Andres, l’indie représenté par Auryn, la scène hip hop illustrée par Veence Hanao et Invaderz. Une brochette d’artistes dont certains font déjà parler d’eux depuis quelques semaines.
Zoom sur samedi soir où Les Héritiers et Komah n’ont pas ménagé les guitares électriques ni leurs cordes vocales. Du rock métalleux à plein poumons. Pour les amateurs conquis, Komah offrait sa démo à la sortie. Une façon sympa de transmettre le son en dehors des MySpace et autres sites de streaming.
Après la foudre et les éclairs, Lionel Solveigh est apparu comme un rayon de soleil qui perce à l’horizon. Tout en douceur, de la chanson folk, authentique et jouée magistralement par un multi-instrumentiste. A l’aide de sa guitare, de son harmonica ou de son ukulélé, il nous a prouvé que, parfois, il ne faut pas être à 5 sur scène pour séduire le public.
Nestor ! ne laisse pas indifférent non plus. Un répertoire résolument plus post-rock et sans fioritures. On ressent inévitablement les influences de Radiohead et de Franz Ferdinand.
Je dois avouer que revoir les Bikinians en ‘live’ m’avait laissé sceptique. Et pourtant, depuis les Fêtes de Wallonie, au cours desquelles j’avais eu l’occasion de les découvrir, il faut reconnaître que le combo a pris de l’assurance. Leur rock punk s’est affirmé. Il balance tout en demeurant modéré. En quelques mois, les musiciens ont appris à apprivoiser beaucoup mieux la scène et s’épuisent moins. Le résultat en est d’autant plus persuasif.
papa dada. Franchement, leur prestation était quelconque et ils ne m’ont pas du tout convaincus. Pourtant lauréat du concours Court-Circuit, ils proposent une pop british gentille. Les compositions sont fades par rapport à la palette artistique sévissant actuellement en Belgique.
Les courageux restés sur place après minuit ont pu admirer ces extra-terrestres venus déchirer nos tympans. J’ai nommé UFO Goes UFA. Des musiciens à la pointe, un chanteur déjanté et des compositions électrisantes…
Un repos bien mérité après avoir découvert le rock sous toutes ses coutures. La Boutik Rock s’ouvre et s’enrichit. Espérons que l’année prochaine d’autres genres musicaux seront proposés. La richesse culturelle se construit aussi sur base de la promotion de musiques qui ne sont pas nécessairement pop/rock ou folk. Un grand pas dans ce sens est en marche depuis un peu plus d’un an ! Pourquoi ne pas rebaptiser l’événement : ‘La Boutik des Musiques Actuelles’ ?
Les Héritiers – Komah – Lionel Solveigh – Nestor ! – Bikinians – papa dada – UFO Goes UFA.

Nederlands
Français 
