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Festival D'Hiver Rock 2009 : vendredi 20 février

Écrit par - Sébastien Leclercq et Bernard Dagnies -
Dans la série, on prend les mêmes et on recommence, cette 7ème édition du festival ‘indoor’, baptisé D’Hiver Rock, réunissait toutes les conditions pour se traduire en réussite. Premier atout deux salles, permettant aux concerts de se dérouler en alternance. Une dont la configuration est proche de la Rotonde du Botanique (mais en moins intimiste), et au sein de laquelle des spectacles sont régulièrement programmés (la salle Lucas). Et une autre, annexe à la grande salle Jean Noté, dont l’originalité procède de sa hauteur et de son aspect industriel. Sans oublier l’accueil toujours charmant réservé par les organisateurs, le prix démocratique des entrées –notamment pour les ados– (NDR : ce vendredi, parmi le millier de spectateurs présents, on recensait une grande majorité de jeunes dont l’âge oscillait entre 12 et18 ans). En outre, le choix de la date, coïncidant avec le début d’un congé scolaire. Et puis l’affiche était résolument ska. Soit des circonstances idéales pour attirer en masse ces jeunes vers la Maison de la Culture.

C’est à la formation régionale Lucie Carton que revenait l’honneur d’ouvrir les hostilités. Ils sont neuf sur scène et proposent une musique festive rappelant Les Négresses Vertes. Différence, les vocaux sont essentiellement partagés entre une très jolie vocaliste au timbre limpide et un lutin enthousiaste (NDR : circonstanciellement, aussi guitariste). Elle, souriante, soufflant un véritable vent de fraîcheur tout au long du set ; lui et ses inflexions théâtrales. Ils traitent, dans leurs lyrics, de questions relatives à la vie et à son absence. Le reste du groupe se partage guitares, basse acoustique, backing vocaux, djembé et accordéon. Ce dernier, Pedro, apporte une touche cabaret particulièrement judicieuse à l’ensemble. Sans oublier les deux cuivres. C’est malheureusement ici que le bât blesse, car ils ne sont pas toujours en phase. Dommage, car le collectif dispose d’un fameux potentiel…

Autre formation locale, Cova 10 pratique un mélange de ska, de rock et même de dub. La musique dispensée par ce sextuor ne maque pas d’énergie ni d’enthousiasme, le chanteur affiche même une belle assurance comme showman. Les sonorités des claviers passent aisément du vintage au moog. Mais le tout manque cruellement d’originalité…

Jaya The Cat est né aux States. A Boston, très exactement. C’était au début des années 2000. Lors d’une tournée en Europe, le groupe décide de rester sur le Vieux Continent et de s’installer à Amsterdam. Depuis, le line up a connu de multiples modifications. Il ne demeure d’ailleurs plus que le chanteur/guitariste Geoff Lagadec, comme membre original, le drummer, David ‘The Germ’ Germain, n’ayant rejoint la formation qu’un peu plus tard. Ce sont également les deux derniers Yankees, le reste du combo étant constitué de Bataves. Leur set est très pro ; mais si le cocktail laidback de ska, de punk rock et de reggae proposé est impeccable, il souffre à nouveau d’un manque flagrant d’originalité. On retiendra surtout les poses de Geoff, dont les manipulations de sa six cordes valent le détour. Il joue de sa gratte en la serrant très haute contre sa poitrine, mais la tient aussi parfois comme un sac à main, par le corps, lorsqu’il se concentre sur son micro…

La première révélation du d’Hiver Rock nous est venue de la formation française Le Gros Tube. Une fanfare ? Oui, mais mieux encore qu’une fanfare. Un collectif déambulatoire de huit musiciens où on retrouve un sax, une trompette, un trombone à coulisses, un banjo, un sousaphone et une grosse caisse. Sans oublier la caisse claire garnie de cymbales. En fait, si vous avez déjà assisté à un concert de la formation hexagonale Ils Marchent Debout, vous devriez vous faire une idée précise de la manière dont joue ce drummer ambulant. Son tambour et ses accessoires sont fixés à hauteur de la ceinture, pour lui permettre de circuler sur les planches. Le style musical s’inscrit cependant davantage dans l’esprit de Mardi Gras BB. Parce que leur mélange de funk et de jazz est teinté de dixieland. Ca swingue, ça met l’ambiance et impossible de rester de marbre face à un show aussi irrésistible. Si bien qu’en fin de parcours, il n’y avait plus un seul spectateur qui ne remuait pas au moins la tête ou les jambes…

Le plus gros succès de foule sera décroché, cependant, par les régionaux de Skarbone 14. Dès 20h35, la salle est comble. Et les pogos ainsi que les jumps se multiplient au sein du public. Pas de doute formation joue à domicile, et l’audience, constituée majoritairement d’ados, lui est entièrement acquise. Néanmoins, il faut avouer que les musiciens ne se sont pas contentés de se reposer sur leurs lauriers. Faut dire qu’au cours des dernières années, ils ont multiplié les échanges avec d’autres groupes, participé à des festivals réputés comme Couleur Café ou figuré à l’affiche de Dour, à plusieurs reprises. Et puis leur attitude scénique est beaucoup plus professionnelle. Ainsi, la position des cuivres, est davantage mise en évidence. En outre, leur dernier album « Délivré sans ordonnance », a été enregistré au sein des déjà célèbres studios bruxellois ‘Rising sun’, sous la houlette de Rudy Coclet (NDR : oui, oui, rien que ça !) Respect donc pour ce groupe, même si ce n’est pas notre tasse de thé. D’ailleurs si les autres formations qui se sont produites au cours de la soirée nous ont davantage bottés, il faut admettre que Skarbone 14 a décroché la palme de l’applaudimètre et du succès de foule…

Grosse déception cependant pour La Ruda, pourtant présenté et pressenti comme la grosse tête d’affiche de ce festival. Un set annoncé sous une version acoustique. Mais de l’acoustique largement électrifiée ; car les guitares et la basse étaient bien branchées. Bien sûr, le jeu de scène et le light show se sont révélés à la hauteur, plongeant le public au sein d’une ambiance cabaret. Encore que cette atmosphère au départ intrigante contrastait trop par rapport à l’attitude du chanteur. A son look rétro. A son air un peu trop sérieux pour un tracklisting constitué titres punk-rock. Bref ça ne collait pas. Pourtant la voix nasillarde de Pierrot (NDR : auteur, compositeur et chanteur) est toujours aussi caractéristique, rappelant celles des groupes de rock français dits ‘alternatifs’, comme Bérurier Noir. Mais très vite, le spectateur lambda (NDR : et nous aussi) finit par décrocher. La Ruda nous avait habitués à des sets explosifs (NDR : à l’instar de ceux accordés au festival de Dour), et le live de 2000, « La Ruda Salska en concert » en est le plus beau témoignage. Coïncidence, mais leur dernier opus en date, « Les bonnes manières » est plutôt décevant. La formation angevine serait-elle sur le déclin ?

Nettement plus percutant que la Ruda, Percubaba va mettre, pour la dernière fois de cette soirée, le feu à la salle Lucas. La musique de Percubaba est le fruit d’un mélange improbable, mais réussi, entre le ska, le reggae, le hip-hop et le punk-rock. Sur les planches, trois chanteurs se relaient, dans un style qui n’est pas sans rappeler les délires de Massilia Soundsystem, même si l’expression sonore lorgne davantage vers les Ogres de Barback, les Fils de Teuhpu ou encore Babylon Circus. Bref, le spectacle est agréable à écouter, mais aussi à voir. Très sympathiques, les membres du groupe n’hésitent pas à communiquer leur bonne humeur (NDR : une carence chez La Ruda). Quoique distribué par Pias, le groupe pratique aussi ce bon vieux principe d’auto-distribution, et accueille lui-même les fans à son stand avant le concert. Pas étonnant que le public lui rende bien cet enthousiasme. Enfin ce qu’il reste du public ;  car une bonne frange des plus jeunes, qui n’avaient probablement pas obtenu la permission de minuit, sont rentrés sagement à la maison.

La fatigue commence à se faire sentir. Il est donc l’heure également de retrouver les bras de Morphée. Reste encore le set des régionaux de la DK Danse. Mais demain, une longue journée nous attend, et on se contentera de recueillir, le lendemain, les échos de la prestation de ce combo alliant l’electro/hip-hop au free-jazz.

Informations supplémentaires

  • Date: 2009-02-20
  • Festival Name: Festival D'Hiver Rock
  • Festival Place: Maison de la Culture
  • Festival City: Tournai
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