Même si dans les grandes lignes on peut écrire que les programmations de l’Ancienne Belgique et du Botanique sont assez proches, en général, celle de l’AB se veut peut-être un peu plus éclectique. Du groupe confirmé au chanteur méconnu du public et à découvrir, les deux salles mettent un point d’honneur à éviter les productions trop commerciales. Une philosophie qui a conquis un public fidèle et confiant.
Le principe de l’‘ABBOTA’, est simple. Le premier soir, c’est le Bota qui propose une affiche de 4 groupes belges à l’AB et, le second, c’est l’inverse. Les habitués du Botanique se retrouvent à l’AB-Box et l’AB-Club le temps d’un soir. Et vice versa, le public de l’AB se retrouve à la Rotonde et à l’Orangerie du Bota. Un concept original lancé il y a 3 ans !
19h. papa dada ouvre le bal. L’ABClub convenait parfaitement à ce trio composé d’un claviériste/chanteur, d’un batteur et d’un bassiste. John Janssens chante dans un anglais irréprochable. Musicalement, les compos restent sobres. Une pop accueillante et sympathique. Quelques mots en néerlandais pour faire sourire l’audience néerlandophone, et le tour est joué ! Suite à cette mise en bouche, c’est Selah Sue qui nous attendait dans la grande salle du rez-de-chaussée.
Selah Sue, à peine 19 ans, surprend de sa voix à l’intensité déconcertante. Le répertoire de cette artiste fragile et souriante émarge manifestement à la soul. Une chaleur afro pour une belge qui a grandit à Leefdaal. Découverte par Milow, elle transporte sa guitare à travers tout le nord du pays et a joué en première partie de Jamie Lidell à Londres et Paris. Moins populaire en Wallonie, elle promet pourtant un avenir rayonnant.
Le troisième groupe, The Vismets, dont l’esprit électro-rockeur ne manque pas de vitalité, a donné un sérieux coup de fouet à la programmation ! Le line-up est passé du trio au quatuor. Tout en puissance, des titres comme « Ground Z » ou « Gasoline » sont tout aussi bons, voire meilleurs que leur hit « We are Professionals ». Une progression époustouflante très susceptible de se traduire en réussite dans le futur.
Pour terminer cette soirée, Jeronimo est apparu décontracté et souriant. L’humilité et la modestie se lisent sur son visage. Au fil des années, il a acquis une bien belle expérience. En outre, Jérome Mardaga est parvenu à séduire aussi bien les amateurs de chansons à texte que de musique rock. Pourtant, bien que sur le plan technique, ses compositions soient irréprochables et ses lyrics empreints de sensibilité et de vécu, le seul obstacle qui m’empêche de savourer pleinement son répertoire, reste sa voix. Son timbre est faible et discret. Un handicap pour des compos qui demandent du relief et de l’intensité.
Calmement, les convives terminent la soirée au bar. L’AB ferme ses portes et s’invite le lendemain à quelques centaines de mètres de là, au Botanique. Les groupes à l’affiche : The Sedan Vault, Barbie Bangkok, Maximus et Joshua.
papa dada – Selah Sue – The Vismets - Jeronimo.

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