L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

logo_musiczine

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

DEADLETTER
giaa_kavka_zappa_01

Drumlesson Zwei

Écrit par - Antoine Verhoeven -

La transposition des œuvres classiques en texture électronique n’est vraiment plus un exercice de style insolite. Surtout depuis que Carl Craig et Moritz Von Oswald ont (re)dirigé pour le compte de l’écurie Deutsche Grammophon, l’intemporel « Boléro » de Ravel. Visiblement l’opération inverse semble également être dans l’air du temps. En 2008, le drummer de jazz, Christian Prommer, avait publié « Drumlesson Vol.1 », une œuvre au cours de laquelle le Munichois avait eu l’excellente idée d’inviter des musiciens talentueux à mettre des classiques de l’électro, à la sauce jazz. Dont le « Trans Europe Express » de Kraftwerk ou encore le « Strings Of Life » de Derrick May. Suite à la réaction favorable de la critique, le Teuton a décidé de remettre le couvert. « Drumlesson Zwei » constitue donc la suite de ses expérimentations. Rien que du bon pour les oreilles !

Le nouvel essai a été coproduit par son comparse Peter Kruder. Et le concept est semblable. Sauf que sur le premier volume, l’électro était quasi inexistante, alors que sur le suivant, c’est tout le contraire. En outre, les adaptations sont fort différentes des versions originales. Plus question donc de se délecter sereinement, un Manhattan dans une main et un Montecristo N°5 dans l’autre, d’un Kraftwerk revu et corrigé par un quatuor de jazz. Bien sûr, vous reconnaîtrez, sans hésitation, la mélodie immortelle gravée au fond de votre mémoire, d’« Oxygène Part IV » de Jean-Michel Jarre ! Par contre, l’« Acid Eifel » de Laurent Garnier n’est guère discernable. A priori, le producteur et DJ allemand semble bien plus inspiré, lorsqu’il se charge de remixer. Un exercice de style au sein duquel il excelle. A l’instar de « Sandstorms » du mythique Carl Craig, pourtant considéré comme le roi du remixe. Le jazz n’est cependant pas exclu du paysage sonore. Et navigant en eaux troubles, le fragile « High Noon » de Kruder et Dorfmeister, sur lequel vient se poser un piano élégiaque, en est une belle illustration.

Christian Prommer vient encore de réaliser un coup fumant. Peut-être pas aussi original que son coup d’essai, mais tout aussi bien conçu. En outre, la mise en forme est irréprochable. Oh diese Deutschen!

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Christian Prommer
  • Genre: Electro/Hip-Hop
  • Label Prod: !K7 / Pias
  • Date: 2010-04-13
  • Rating: 4
Lu 5112 fois
Plus dans cette catégorie : « Goodbye Falkenburg Pearly Gate Music »