Tape Tum est le projet des frangins Dousselaere, originaires de Gand. Gage de qualité ? La ville qui a engendré quelques unes des meilleures formations issues de notre plat pays remet le couvert. Cette fois, tout en douceur. Il y a quatre ans, le duo entrait à tâtons sur la scène armé d’un « EP 2006 » qui les avait portés sur les planches du festival Domino ou même en première partie de Tortoise. Déjà à l’époque, Benjamin et Lieven délivraient de ravissantes mélopées pop, à l’instar d’un « Heart Of Gold » dont la mélodie vous colle aux basques comme un chewing-gum fraîchement mâché. Tape Tum réitère l’expérience tout au long de ce « The Night We Called It A Day », découpé en neuf morceaux. Neuf irrésistibles pépites pop aux (légers) accents électroniques et jazz. Un vent de fraîcheur que les fans de Grizzly Bear (« Wheelchair ») ou Pinback (« Crabp ») accueilleront la fenêtre grand ouverte.
Sans détour, « The Night We Called It A Day » est peut-être bien l’un des disques belges de l’année. Des ténébreux « Marlene » et « Spiders » aux sept fascinantes minutes de « Cassis », Tape Tum ne laisse rien au hasard. Chacune des compositions est judicieusement construite, sans la moindre emphase superflue. Responsable d’œuvre immanquable telle que ce « The Night We Called It A Day », Tape Tum devrait se retrouver, très vite, en haut de l’affiche. Et le contraire serait une véritable injustice.

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