En découvrant le trio Satan Takes A Holiday dans un café de Stockholm, le label indépendant ‘I Made This Records’ était bien loin de se douter qu’il venait de mettre le doigt sur la future star montante du rock’n’roll suédois. Fort d’un album, de deux singles biens classés dans les charts suédois et de quelques nominations à des awards nationaux, STAH est devenu l’un des groupes les plus en vue du pays.
Impossible pourtant de coller une étiquette précise sur ce rock’n’roll barré et complètement schizophrène. Punk, boogie, psychobilly, rockabilly, noise et garage, la musique du combo stockholmois est un véritable melting-pot dont les influences s’étendent des sixties à nos jours. Satan Takes A Holiday fusionne joyeusement les Stooges à Status Quo, les Rockets From The Crypt, les Meteors ainsi que les Stray Cats aux Vines et aux Hives. Pour le trio, tout dans le rock’n’roll est bon à prendre. Mieux encore, ce qui ne correspond pas à ses standards doit être modifié. A l’instar du « Big In Japan » d’Alphaville transformé ici un fougueux hymne rock’n’rollesque.
Le public scandinave est déjà conquis. Reste à convaincre le reste du monde. La diversité de l’album rendra peut-être les choses un peu difficiles. Les adeptes du verre à moitié vide parleront d’un album inégal et sans fil conducteur. A l’opposé, les champions du verre à moitié plein y verront un album varié et éclectique. Quant à nous, nous remplirons à nouveau notre verre vide en profitant d’un excellent moment de rock’n’roll.

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